Fin de l’hibernation – Here comes the sun

Bonjour les amis,

Plus que 11 jours à travailler !  Le grand voyage approche, ça commence à sentir bon le sapin (aucune allusion à un éventuel suicide collectif, je vous rassure. On a rendu notre badge du Temple du Soleil depuis longtemps)

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Nous n’avions pas touché aux bestiaux depuis le mois de novembre et le grand rassemblement de vélos couchés en Normandie a été l’occasion de se mettre un peu en jambe. On y est allé en mode warrior of the road, comme si on partait pour de bon avec tout le bardas. Et on a bien fait vu la météo qu’on a eu ! Dire qu’on croyait en avoir fini avec la neige…

But here comes the sun, it’s alright :


Au terme de cette froide semaine à vélo, on est allé dans un resto à Avranches. Et ce n’est qu’en payant l’addition (on avait pas la force de partir en courant) qu’on a découvert son nom :  » Les pieds dans le plat « , ça ne s’invente pas.

Maintenant, je vais répondre aux questions qu’on nous pose souvent ces temps-ci :

Alors, tout est prêt ?  –> Yes, on vient de recevoir des sacs de couchage bien chaud (suite à un test frileux par – 3 °C dans le jardin de mes parents, on est honteusement rentré à 5h du mat ). Demain on va servir de cible à fléchettes au centre de vaccination. Moi je vais demander un vaccin contre la fièvre du maillot jaune et Ophélie un contre la chiasse (vulgairement appelé « diarrhée » par les médecins). Il reste aussi à souscrire à une assurance rapatriement pour que, si on meurt, nos parents soient super contents d’avoir du fric.

Comment faites-vous pour être aussi beaux et musclés ? , celle-là, on arrête pas de nous la poser, c’est fatigant… –>Photoshop + Stéroïdes anabolisants

Alors, bientôt la belle ! Comment vous vous sentez ?  –> Depuis mi-mars, l’impatience a laissé place à une attente sereine, on est prêt. Parfois, la nuit, j’me tape juste une petite séance de paranoïa en pensant à tous les trucs sympas qui pourraient arriver : voir les vélos en miettes sur le tapis roulant de l’aéroport, attaque d’ours, fouille rectale à la douane (même si ça ferait un super article), mal d’altitude, se paumer dans le désert, se faire agresser par un gars plus fort que moi (si si, ça existe), s’étouffer avec un bretzel, se faire cracher dessus par des Lamas… Rien de grave, on aura plus peur de rien une fois sur la route, enfin sauf du gros camion qui approche dans le rétro avec plein de sang sur la calandre.

PS : les pages « Ophélie & Fred », « Budget », « Equipement » et « Vélo » ont été étoffées. Précipitez-vous-y. Et pour les inconscients qui ne sont pas encore inscrits à la newsletters, attention, on en reparle bientôt…

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2eme étape bouclée – 800 km

Suite et fin épique du déménagement – 11h30 de route… On parle toujours pas de vélo mais ça fait partie du voyage.

La mission était de ramener quelques cartons, une machine à laver et une vieille voiture chez les parents d’Ophélie à Céaux (petit hameau non loin d’un rocher bien rentable où on peut voir plein de japonais manger des omelettes).

Phares jaunes avec lesquels on ne voit pas grand chose, starter capricieux, pneus craquelés et faible confiance dans les durites et les freins, la prudence voulait qu’on roule de jour par temps sec. Alors pourquoi ce départ héroïque ce samedi à 6h30 sous la neige ? Pourquoi ne pas avoir abandonné au bout de 3 km, alors que la voiture cale pendant un changement de vitesse ?

Pour ça :

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Une galette saucisse au marché d’Avranches !! Avec, en prime, la très sympathique Bentrider Fameuhly. Le trajet s’est finalement bien passé et on est  arrivé à l’heure pour déguster ce hotdog normand sous un temps à ne pas mettre un arthritique dehors. Et on a pu se soutenir dans cette terrible épreuve qu’est l’ADDEV (attente du départ en voyage).

Pour le retour, on a pas cru les flipettes de la météo et on est parti la fleur au fusil dimanche en début d’après-midi (après une saucisse-purée bien sur). Passé Rouen, grosse chute de neige et pas loin de 10 cm sur les routes. J’ai dû faire parler le pilote finlandais qui sommeille en moi afin de slalomer entre les Mercedes, Audi et autres tanks de riche, tous à l’agonie dans les côtes. Ensuite, bloqué dans un bouchon, mon fidèle co-pilote a décidé de nous faire prendre les petites routes de campagne encore plus enneigées. C’était génial ! Seuls dans dans les steppes du pays de Bray, on ne voyait même plus les panneaux ! Quelle déception quand, une vingtaine de km plus tard, nous avons rejoins la civilisation, ses routes déneigées et ses boulets qui roulent à 2 à l’heure.

4h30 à l’aller, 7h au retour. L’aventure est partout.

PS : pour ceux qui aiment faire joujou dans la neige, je vous recommande très chaudement Le Royaume du Nord, une superbe série romanesque de Bernard CLAVEL. J’ai adoré.