Transport Multimodal

  • 16/02/14 El Chalten – La Leona = 113 km
  • 17/02/14 La Leona – El Calafate = 64 km
  • 18/02/14 El Calafate = Reparation
  • 19/02/14 Glacier Perito Moreno = visite
  • 20/02/14 El Calafate – Puerto Natales = en bus
  • 21/02/14 Puerto Natales = préparation pour le trek

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D’El Chalten, c’est parti pour 2 jours dans la pampa. La pampa sympa avec rivière, lacs et montagnes en toiles de fond.

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On roule bien, c’est presque plat. Le 1er jour, au km 90, après 35 bornes avec un vent de fou dans le dos, le compteur affiche presque 29 km/h ! Celle-là, j’vais l’encadrer au-dessus de mon lit, entre mon diplôme de gynécologue et mon poster dédicacé d’Alan Théo.

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On voit beaucoup d’animaux : de beaux et fiers guanacos, un renard aux yeux bridés, des nandous, des tatous vivants et un mort, complètement éclaté mais j’ai pas eu envie de freiner pour prendre la photo choc.

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Ophélie ne l'a même pas vu

Ophélie ne l’a même pas vu

Cette pampa, elle est superbe avec la lumière du matin et du soir.

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La route est bordée de barrières, fatales à quelques guanacos. Dans le genre « pas de bras, pas de chocolat », ici on dit « si tu sautes pas assez haut, t’as bobo ».

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Ils doivent mettre du temps pour crever, pauvres bêtes. Pourquoi ces blaireaux d’Argentins mettent des barrières partout ? Et pourquoi du barbelé sur le haut alors que le reste est du simple fil de fer ?

Le Fitz Roy, toujours bien visible à plus de 130 km

Le Fitz Roy, toujours bien visible à plus de 130 km

Le 2eme jour, même topo, même décors. Au km 64, à 40 km de la ville, BOUMM !! Mon pneu arrière explose, la jante vient de rendre l’âme et ressemble à une boîte de conserve. J’avais senti le truc depuis la veille mais je pensais que ça tiendrait jusqu’à El Calafate. Dans Patagonie, y’a agonie, pour les vélos.

le frein a servi d'ouvre-boite, le temps que je m'arrête

le frein a servi d’ouvre-boite, le temps que je m’arrête. Coup de bol, le pneu n’a rien alors que la chambre à air est ouverte sur 20 centimètres

Ça ne nous embête pas tellement, ça arrive, c’est une pièce d’usure (21000 km). Mais on aurait aimé terminer cette étape sur nos vélos. El Calafate était notre destination finale à l’origine.

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Les si chaleureux argentins conduisant leur pick-up vides ou leurs camions de chantier vides nous font coucou sans s’arrêter. ‘sont sûrement pressés… on est dimanche pourtant. Mais au bout de 15 minutes, un bon gros camping-car chilien s’arrête. Le gars est gentil comme tout et harnache nos vélo à l’arrière.

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La route est bien naze, grosse ligne droite sans bas-côté le long d’une ligne électrique. Finalement, on est pas mal dans les fauteuils à siroter une bière.

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En arrivant à El Calafate, on aperçoit nos amis Tom et Flo sur leurs vélos. On les avait perdu 2 ou 3 semaines plus tôt sur la carretera . Eux aussi voient nos vélos sur le camping-car et décident de le suivre jusqu’à ce qu’on s’arrête. Le monde est petit ! Ils filent aujourd’hui direction Puerto Natales, ou nous nous retrouverons. On rencontre aussi 2 allemands qui nous connaissent : ce sont des amis de Daniel, le gars avec qui on avait passé 3 jours vers Villa Pehuenia, mi-décembre.

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L’après-midi et le lendemain sont consacrés à manger une parilla, faire changer ma jante, manger une autre parilla et prendre des billets pour aller au fameux Perito Moreno, pendant que ma jante est réparée et qu’on digère les parillas. Pas jojo El Calafate, une ville sans âme, c’est un peu le Juan-Les-Pins argentin : magasins de souvenir, resto, hôtels, casino et du touriste à gogo.

le cordero : c'est de l'agneau. J'en bave

le cordero : c’est de l’agneau. J’en bave

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Impressionnant ce glacier : plus de 50m de haut, 4 km de large et 14 km de profondeur. Il avance de 2 mètres par jour, des morceaux se détachant régulièrement dans un bruit de tonnerre.

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On avait peur de la foule mais il n’y a personne le matin, on est tranquille jusqu’à 12h. Ensuite, on aurait bien aimé rentrer mais notre bus n’était qu’à 16h. On s’est donc royalement fait chier pendant 3 longues heures, c’était horrible et il caillait sévère. 3 ou 4 heures sur place suffisent largement, c’est qu’un gros glaçon après tout, y’a peu de rebondissements finalement.

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Le lendemain, on prend un autre bus pour Puerto Natales, au Chili. On s’évite 3 jours de pampa ventée que beaucoup de cyclistes nous avaient déconseillé. On a moins la niaque qu’avant, j’veux bien le reconnaître. Mais d’un autre côté, ce gain de temps nous a permis d’aller randonner 4 jours dans le Torres Del Paine. A l’origine, on avait pas du tout prévu d’aller s’exploser les pieds, les chevilles, les mollets et les cervicales dans ce parc. Mais l’enthousiasme de Flo a été vraiment contagieux et nous avons décidé de les suivre. On consacre donc une journée à préparer ce trek : location de sac à dos et d’une paire de bâton pour Ophélie, ravitaillement pour 5 jours, location d’une tente compacte et plus légère que notre chapiteau 5 étoiles. On profite également d’un super magasin de vélo pour faire changer la jante arrière d’Ophélie, par prévoyance. C’est important de prendre soin de la jante féminine. Je change aussi ses câbles et gaines, surtout pour qu’elle arrête de geindre sur la route.

Puerto Natales, on y est bien

Puerto Natales, on y est bien

Voilà, on part donc pour 4 à 5 jours de rando à pied, en autonomie. La marche, c’est pas notre truc mais on voulait tester, surtout dans ce coin hyper réputé. Récit au prochain article.

Purée (c’est plus poli que « putain de merde »), ça devient n’importe quoi ce voyage à vélo : on prend des bus, un camping-car et on marche avec des sacs à dos. Et bientôt l’avion…

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