Les Pieds en Chine – en pleine bourre chez les Ouïghours

  • 26/09/16 Kazakhstan – Chine = 24 km
  • 27 & 28/09  Khorgos = repos
  • 29/09/16  Khorgos – sur la G30 = 63 km
  • 30/09/16  … – Wutai = 120 km
  • 01/10/16  … – juste avant Jinghe = 64 km
  • 02/10/16 … – Jinghe = 18 km puis repli stratégique à l’hôtel
  • 03/10/16  … – champs de maïs = 113 km
  • 04/10/16  … – Kuytun = 78 km
  • 05/10/16  … –  champs de maïs, 10 km avant Shihezi = 93 km
  • 06/10/16  … – champs de maïs = 97 km
  • 07/10/16  … – Urumqi = 63 km

3 commentaires ?!! 3 commentaires sur la dernière vidéo ?!! Sans blague ? La fréquentation de ce blog est en chute libre, les statistiques sont formelles. Il semble que seul une trentaine de personne soit encore fidèle : nos parents, un couple louche d’Ardennais, une poignée de psychopathes amateurs d’animaux, quelques repris de justice, Jean-Victor, un club de couture aux mœurs douteuses, un soupçon d’ancien voyageurs cloués au lit ou dans un bureau  et 2 cyclobogosses en Azub. Le reste étant composé de gens classes appréciant ce mélange unique de beauté extrême, d’aventure pimpante et d’humour distinguée. Les 390 autres followers ? Pfffiou ! Envolés ? Lassés du sempiternel vélo-bivouac-grimpette-ravitaillement ? Mystère.

Partant de ce fait, nous avons décidé de faire une chose insensée, un véritable auto-viol : on se prostitue sur le trottoir de la tristitude et du pathétique. Facebook. Ophélie utilise son compte (je n’en ai pas, trop un rebelle) pour faire de la pub et mettre des petits messages tordant du genre « Kikou ! On a trouvé du camembert lol ! ». Voilà où on en arrive. On se dégoute et je n’arrive plus à me regarder dans une glace sans me cracher dessus, comme ça, par reflex. On espère donc un petit regain d’intérêt et d’enthousiasme avant de toucher le fond de la cuvette en ouvrant des comptes Tweeter et Instagram. Aidez-nous ou on va finir par faire une sextape avec des cadavres d’animaux !

Mes amis, passons maintenant au récit des derniers jours.

p1110088

la Chine !

On quitte notre champs Kazakh et filons vers la frontière à une quinzaine de kilomètre. Ça se passe au poil jusqu’au contrôle aux rayons X. Il faut faire la queue et le concept de la file d’attente n’est vraiment pas intégré par nos amis des steppes, surtout les mémés. Elles essayent de gruger la file, elles jouent des coudes, elles forcent. Avec Ophélie, on en renvoie quelques-unes dans leurs 22 et on fait bloc avec nos vélos et nos pédaliers plein de cambouis. Mais une mémé Kazakh c’est comme une souris, si la tête passe tout passe. Y’en a une qui se faufile sous mon bras (malgré mes aisselles millésime « 3 jours sans douche »), hop la tête est passé, je suis baisé. Ok, je la laisse faire celle-là. Mais voilà qu’elle tire une méga-valise et me bouscule pour la ramener à elle. C’est bon, elle m’a bien énervé et je fous un bon coup de latte dans sa valoche. Elle me fait les gros yeux mais je sens que j’ai le soutien des gens derrière, y’en a même qui l’engueulent un peu. Après je lui mets la pression avec mon pédalier à 2 mm de ses hanches. Oui, je suis méchant mais dites-vous qu’elle ne doublera plus jamais des français à vélo-couché au poste frontière de Khorgos. C’est énorme. Un grand pas vers le civisme.

Et puis finalement, tout ce combat n’aura servi à rien puisque le gars des rayons X nous fait passer sans contrôle. Hop, un coup de tampon de sortie et on remonte sur les vélos pour les 7 km de nomansland. En guise d’au revoir, un chien Kazakh vient mordre une sacoche d’Ophélie. On repart, ça lui plait pas et il course Ophélie qui panique et accélère, le truc à pas faire. Il s’en prend à une autre sacoche et – hop – un 2eme trou que Bibi devra réparer. Nous n’avons pas eu la chance de nous faire mordre au bras. Dommage, le sang c’est toujours bon pour l’audimat.
La route décrit un grand U, on ne sait pas pourquoi. En tirant tout droit, ça faisait environ 500m… On est en Chine et tout devient carré. Impossible de se faire gruger dans la file d’attente, les douaniers sont souriants, anglophones et nous souhaitent la bienvenue. Un nouveau coup de tampon, nos visas nous permettent de pédaler 3 mois dans ce pays.

On est en Chine ! Ça nous fait bizarre. On a tous des images de ce pays dans nos têtes mais il reste mystérieux et peu connu car ça fait finalement très peu de temps qu’il s’est ouvert au reste du monde. La Chine ! Quand on était petit, on nous disait que si on creusait un trou à travers la Terre, on déboucherait en Chine. Et nous y voilà !

La ville dans laquelle on débarque nous surprend et donne une image de la Chine d’aujourd’hui : tout est neuf et moderne, le passé n’existe plus. Les immeubles poussent comme des champignons, les grues sont omniprésentes, les gros SUV récents arpentent les larges avenues, tout le monde a un smartphone géant et s’habille à l’occidental. On s’attendait à un choc culturel, à avoir des difficulté à évoluer dans une société très différente de la notre. Il n’en est rien. Voici près de 2 semaines que nous sommes dans le Xinchiang (le nord-ouest de en haut à gauche de la Chine) et on s’étonne de constater que ce pays est finalement le moins dépaysant depuis qu’on a quitté l’Europe. Peut-être sommes-nous trop habitués aux changements ? Peut-être que les différences nous semblent moins différentes ? Car à part l’alphabet, la bouffe, la tronche des gens et le nombre d’usine, ce qu’on a vu de la Chine ressemble à beaucoup de riches pays occidentaux : des grosses bagnoles, des gens collés à leur Iphone, de la surconsommation, sédentarité, croyance en une croissance infini, métro-boulot-dodo, des KFC, des Burger King, un exode rural massif… Donc c’est une grande surprise. Ce pays a dû changer énormément ces 10 dernières années. Les villes traversées semblent avoir poussé en 4 ans à peine, le parc automobile n’a pas plus de 3 ans et la plupart des routes ne doivent pas avoir plus de 6 ans.

Fini la Chine à papa avec des tas de gens avec des chapeaux pointus, des chemises à col Mao et des vélos partout. Les scooters électriques ont remplacé les vélos. On verra ce que ça donne ensuite, plus au sud.

Voilà, assez blablaté, passons à ce qui intéresse vraiment : nos petites gueules. On change des tunes après la frontière, dans la rue. On arrive à se faire comprendre avec des signes et quelques mots d’anglais. Ensuite on va acheter une carte SIM. Une carte SIM ? Oui, car on a acheté un smartphone à Almaty. Un smartphone ? Oui un smartphone. Nous qui crachons bien fort sur ces merdes pour plein de raisons, voilà, on en a un. Mais pourquoi Fred ? Pourquoi renier tes principes à la con ? Car on s’est rendu compte qu’il est devenu très difficile, voire impossible, de profiter des réseaux d’hospitalité (Warmshower et Couchsurfing) sans en avoir un. Il faut pouvoir communiquer rapidement, répondre rapidement, à tout moment. C’est comme ça, le monde va trop vite maintenant pour se contenter d’une connexion internet par semaine sur notre minitel netbook. Et on doit bien avouer que MapsMe et un traducteur nous dépannent bien parfois. Je promets de me crever les yeux si je commence à jouer à Clash of Clans. Je promets d’abattre Ophélie si elle touche à Candy Crush.img_7277

On part en quête d’un hôtel. Je rentre dans un bâtiment qui y ressemble et demande « Hôtel ? » en faisant le mime du dodo (tête penchée avec les mains jointes contre une joue). Raté, c’est un resto. Donc y’a des resto à 3 étages en Chine. Là une nana s’approche et nous demande dans un bon anglais si on a besoin d’aide. Elle nous conduit à un hôtel et nous sert d’interprète, trop sympa. Du coup on négocie le prix, environ 16 € la nuit. Bordel, c’est pas donné. Ils font chier les pauvres à devenir riches, on s’y retrouve plus. En montant nos affaires, on tombe sur Rebecca et Robert, un couple de cyclo croisé à Sary-Tash au Kirghizistan. On se connait à peine, on avait passé 1 heure ensemble mais on tombe dans les bras des uns et des autres comme si on était les meilleurs potes du monde, on est trop content. Le monde est petit, c’est les seuls occidentaux qu’on verra en plus de 2 semaines. Pour fêter ça, on va dans le resto que j’avais pris pour un hôtel et on se mange une espèce de fondue chinoise : on fait cuire des fines lamelles de viande, des champignons et des vermicelles dans un bouillon. Un gros défis pour notre 1er repas avec des baguettes. On galère à mort et on finit par faire les gorets avec les doigts, ça va plus vite, on avait trop faim. C’est l’avantage des resto chinois, tu peux manger comme un gros porc en faisant plein de bruit et en t’en mettant partout, c’est normal. Tu peux même lâcher des gros mollards, pas de soucis. On entend parfois des mecs se râcler la gorge et sortir des trucs assez gros pour noyer un teckel (expression de Coye-La-Forêt). Côté baguette, on prendra le coup de main dès le lendemain et on arrivera à bien se débrouiller face au riz, aux soupes de nouille et aux nouilles sautées. L’instinct de survie fait des miracles.
On reste 3 nuits ici, le temps de prendre nos marques, de découvrir ce que propose les resto autour et de glander bien comme il faut.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La douche Mercedes

Notre chambre dispose d’une salle de bain tout en miroir, dans le plus pur style Marc Dorcel et l’hôtel mets aussi à disposition des préservatifs.img_7275

Oulala, j’ai l’impression que les chinois sont de sacrés petits coquins et qu’ils viennent faire des choses très très sales dans les hôtels. Pourvu que ça soit pas des caca-party. Les asiatiques sont bien connus pour faire des trucs bizarres.
On remonte enfin sur les vélo, beau goudron, pas beaucoup de circulation, c’est parti. On est des stars sur la route, on n’arrête pas d’être filmé et photographié. On ne voit souvent qu’une main tenant un smartphone dépassant de la portière d’un gros SUV. Et parfois on le droit à des grands sourires avec le pouce levé. Les chinois sont gentils et serviables, on se sent déjà à l’aise dans ce pays. Y’a juste un truc qui nous rend dingue, c’est leurs klaxons. Ils ont pour habitude de klaxonner bien fort pour se signaler à une intersection ou pour prévenir qu’ils vont doubler, donc rien d’agressif. Le truc, c’est que c’est des klaxons de paquebot surpuissant, même sur les motos. Ça nous arrache les tympans et on se retient de pas lever le majeur à chaque fois.
Ophélie :  » En même temps, on prend cher depuis la Turquie côté klaxon »
Fred :  » Quoi ? Qui me parle ? J’entend une voix « 
O :  » J’AI DIT, ON PREND CHER DEPUIS LA TURQUIE »
F :  » T’as vu Cher en bikini ? »
O :  » Oh putain, il est sourd »
F : « Avec plaisir, sans sucre stp »

img_7285
La route grimpe, le paysage devient sympa et on voit toute une famille de bouquetin (vivants). On campe en bord de route et nous lavons à l’eau glaciale de la rivière.


Le lendemain, on serpente dans les montagnes et empruntons un pont gigantesque.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


Au sommet, on débouche sur un lac et un plateau d’altitude parsemé de yourtes. Et pour la 1ere fois, nous voyons l’emblème de la route de la soie : des chameaux (vivants), les vaisseaux du désert avec leurs larges pieds adaptés aux longues marches dans les dunes de sable du Taklamakan, l’un des plus grands désert du monde, juste derrière ces montagnes. L’animal est très impressionnant, très beau, très digne. Et il pue.img_7304

On continue notre route à la recherche d’eau mais il n’y a plus rien. Alors on enchaîne avec 60 kilomètres de descente dans un paysage désolé, assez impressionnant à vélo. Heureusement le vent nous pousse et on retrouve la civilisation avant la nuit. On fait le plein de flotte à une station service, un gars nous donne des pommes, nous prend en photo et on se pose dans un champs.
Pour le petit dej, on tente une opération restaurant pour voir ce que ça donne. En fait, ils mangent comme à midi ou le soir. Là, ça sera un bol de vermicelles transparents avec des lamelles de boeufs, du tofu et du piment.p1110013 Ils ont la main lourde avec ça, on finit très souvent avec la bouche en feu. Ça manque de sucres lents à notre gout, on préfère nos œufs brouillés, nos tartines de pain (oui on en trouve !) ou nos éternels flocons d’avoine.
Après, on enchaîne avec une étape horrible : autoroute et vent de face. On est scotché à 12 km/h pendant 3 heures, sur du plat. On se pose tout de même assez tôt au milieu des champs de coton.img_7313
Des chinois (forcément) le ramassent à la main, infatigables. Ils ne partent qu’au coucher du soleil et seront déjà de retour quand on se lèvera. Juste quand on part, il se met à pleuvioter et on enfile les scaphandres plein d’optimisme, ça va se lever, c’est sûr.

p1110016

Entrer une légende

Au bout de 15 km, le ciel se bouche complètement et il pleut comme si ça allait durer des siècles. Les Panardos d’y a 3 ans auraient continué en serrant les dents et leurs capuches et auraient passé une journée affreuse, sur l’autoroute, sans rien voir, sans abris avant 60 km, et sans ville ni hôtel avant 120 km. Mais les Panardos d’aujourd’hui sont moins pressés et, surtout, la putain de veste étanche de Fred faite maison ne l’est pas tant que ça finalement. Saletés de bande d’étanchéité qui se décollent par endroit. Alors demi-tour et on se trouve un hôtel. Il pleuvra toute la journée et une bonne partie de la nuit, sage décision.


Et même très sage décision quand on voit le paysage qu’on aurait loupé si on s’était entété.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


Ça et le vent dans le dos, c’est un régal. On s’attendait à des paysages mornes jusqu’à Urumqi mais ça s’avère très plaisant. On enchaîne donc de belles étapes le long de montagnes enneigées et campons les jours suivant dans des champs, se faisant des matelas avec les tiges de maïs fauchées. On a passé 2 jours sur l’autoroute, profitant d’une large bande d’arrêt d’urgence et d’un trafic assez faible. C’était interdit aux vélos mais on a sourit en faisant coucou aux policiers et aux dames des péages et c’est passé sans aucun soucis.img_7345
On s’offre une nuit dans un chouette hôtel à Kuytun pour fêter nos 6 mois de voyage. Le buffet du petit déjeuné était impressionnant, on a était obligé de glander une heure pour commencer les prémices du début d’une digestion. Kuytun est une ville toute neuve, rempli d’immeubles de plus de 30 étages. On se croirait dans un downtown des Etats-Unis.p1110056
Les journées sont agréables, le soleil, bien que bas, est encore chaud. Ça commence à piquer la nuit avec des température négatives. img_7358
L’hiver tombe d’un coup sous ce climat continental. Le midi, on s’arrête dans les petits resto routier. C’est pas cher et très bon. Un gars nous offre 2 canettes de lait de noix.


On mange des grosses nouilles faites sur place qui nous calent pratiquement jusqu’au lendemain matin. Les légumes sautés nous arrache la tête, bien pire que ce qu’on a pu gouter au Mexique.

On rejoint Urumqi, capitale du Xinchiang, petite bourgade de plus de 3 millions d’habitants, 17 km pour aller de la gare de l’est à la gare du sud, pour donner une idée. On y arrive presque à regret, on aurait aimé que cette route dure quelques jour de plus pour profiter encore un peu de notre automne chinois ensoleillé.
Nous sommes accueillis par Catry, tutrice d’anglais, qui nous a contacté sur Couchsurfing (1 point pour le smartphone). On galère un peu en ville pour trouver où elle habite et on s’en sort après quelques MMS (2 points pour le smartphone). C’est la 1ere fois qu’elle accueille des gens et on se sent tout de suite bien chez elle. Grand appartement dans une tour de 22 étages, entourée de tours encore plus grandes. On meurt de faim et la bière que son mari nous offre nous rend guilleret très vite. Une douche et on file au restaurant. Je crois que j’ai failli faire une crise d’épilepsie devant tout ces plats. Canard laqué de Pékin (une tuerie), boulette de viande (une tuerie), ravioles (trop bons), beignets de porc (excellent), encore d’autres ravioles, du maïs (l’intrus), du poisson très fort et très pimenté.

Les plats arrivaient en permanence, il devait y avoir une corne d’abondance dans les cuisine. Le mari de Catry (impossible de retenir son nom) nous sert des shoots d’un alcool local à 50°. La fille de Catry (impossible de retenir son nom) nous apprend à tenir les baguettes comme il faut et abandonne au bout de 10 minutes. La mère de Catry nous rejoint, d’autre plats arrivent, d’autre verres d’alcool se présentent devant nous, on passe une super soirée.p1110109

Nous allons passer 4 jours chez eux puis passerons 2 jours et 2 nuits dans un train pour Chengdu, bien plus au sud.

Pour finir, je vais répondre aux questions d’un certain Pierre O. , survivant non loin de Charleville-Mézières et qui m’a contacté par email. C’est un grand amateur de la Chine et des Nippons semble-t’il. Et des contrepèteries j’espère.

  • Est-ce que les chinois ont vraiment les yeux bridés ? Comme Jet Li, Jacky Chan et Katsuni, mes acteurs préférés ?
  • Oui cher Pierre 0. , ce n’est pas une légende
  • Est-ce qu’ils sont tout petits comme les Teletubbies ?
  • Pas dans le Xinchiang, certains dépassent mon mètre 81. Et ils chaussent plus que du 18
  • Copient-ils sournoisement toutes les technologies de l’occident ?
  • Attendons encore quelques semaines et je pense que nous verrons débarquer sur le marché des AZOB :  soudé avec des tubes de chauffage, géométrie douteuse, vis en bois et mousse de siège en amiante. Nazca portera plainte pour plagiat.
  • Les terrains de foot font vraiment 8 kilomètres ?
  • Non, c’est dans Olive et Tom ça. C’est un dessin animé. Et c’est japonais.
  • Est-ce qu’il fait gris partout tout le temps comme 13 mois par an dans les Ardennes ?
  • Les nuages ne restent jamais longtemps au-dessus des Panardos.
  • J’ai vu tous les spectacles de Michel Leeb, je suis fan. Les chinois rigolent vraiment comme ça ?
  • Tous, sérieux ?
  • Est-ce que les enfants cousent des ballons de foot dans des sous-sols ?
  • La nuit, peut-être. La journée, ils ont l’air d’avoir la même vie qu’un petit européen.
  • Ils sont balèzes les samouraïs ? Plus que le Panda dans Kung Fu Panda ? Plus que Jean-Claude Vandamme (j’ai un poster de lui tout nu au-dessus de mon lit) ?
  • Je ne sais pas Pierre O. Faudrait organiser un tournois pour être sûr. Les samouraïs sont japonais. Ils n’existent plus depuis des siècles.
  • Est-ce que tous les restaurants servent du 36, du 54 et du 71 ?
  • Non, mais y’a souvent des photos. Bien pratique pour nous même si j’ai fini avec un plat d’abats la 1ere fois. Ça ressemblait à du poulet.
  • C’est vrai qu’ils font des Kame Hame Ha s’ils sont super vénères ?
  • Non Pierre, ça c’est dans Dragon Ball. Ce n’est pas la réalité.
  • Est-ce que les chinois mettent des mines partout et se planquent dans les arbres en attendant de se prendre du napalm ?
  • Non Pierre O. , tu confonds avec Platoon et Apocalypse Now. C’était au Vietnam.
  • Est-ce qu’il y a vraiment des distributeurs de petites culottes d’écolières usagées ?
  • Non, c’est au Japon ça.
  • Peux-tu m’envoyer une tenue de Geisha à ma taille ? J’ai une petite idée de business pour arrondir les fins de mois… Mon projet de sextoys an bois de cagette est tombé à l’eau….
  • Je ne suis pas sûr que ça ira très bien avec ta barbe cher Pierre O. Ça risque même de faire peur aux gens. Et les Geishas, c’est japonais.
  • Est-ce que les Chinois vont envahir le monde et m’obliger à fabriquer des smartphones 10h/jour ?
  • La roue tourne mon cher Pierre O. La roue tourne.

 

 

 

 

 

 

p1110060

Publicités