L’équipement

Voici un p’tit topo de ce qu’on emporte dans nos sacoches. Vu qu’on n’a pas énormément de place (environ 100 litres chacun, l’équivalent d’une valise. Nan c’est beaucoup en fait) et qu’on ne veut pas tracter un âne mort, tout est minutieusement choisi. On ne citera les marques et modèles que de ce qu’on a déjà utilisé. Grosso modo, c’est le même équipement que pour notre 1er voyage à part un appareil photo supplémentaire, une tente différente et une nouvelle paire de sacoches chacun.

LES INDISPENSABLES

Les Sacoches :

  • Ophélie : 1 paire de Back-Roller + 1 paire de Front-Roller + 1 sac fourre-tout de 35 litres
  • Fred : 2 paires de Back-Roller + 1 sac fourre-tout de 22 litres

On fait confiance à Ortlieb, comme beaucoup. Elles sont étanches, solides et réparables.  La marque propose tout un tas de pièces détachées, c’est pratique (et gratos si on leur demande gentiment). Elles paraissent encore presque neuve après 1 an d’utilisation. On a juste eu à réparer les trous et à changer quelques boucles.

Point faible : ça ne résiste pas aux chutes surprises sur la caillasse à 25 km/h ni aux dents acérées du plus grand prédateur de tout les temps.

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Le dodo :

  • Une tente spâââââcieuse, légère et compacte une fois roulée en boule à l’arrache pliée soigneusement. Notre maison, notre refuge, notre repère. Celle qu’on va monter/démonter un paquet de fois. Celle qui nous fera passer de bonnes nuits afin d’envoyer du lourd sur le vélo. On a choisi une tente dôme pour 3 personnes, de 2 kg et avec 2 entrées/absides. On ne peut rien en dire pour le moment mais d’autres cyclo ont voyagé longtemps avec sans s’en plaindre. Avant, on avait une Hilleberg Keron 3, un monstre de confort mais finalement trop lourde et trop solide. Super matos les Hilleberg mais ils se touchent un peu trop sur les prix.
  • Des matelas « confortables », notez bien les guillemets. C’est des Therm-a-rest édition spéciale 40eme anniversaire, ils ne se font plus. On a déjà passé plus de 300 nuits dessus, ils sont encore comme neufs. 5 cm d’épaisseur, auto-gonflants, légers, très bonne isolation. Et garantie à vie, vrai de vrai, même sans facture. On a déjà testé avant sur un autre matelas.
  • Des sac de couchage garni de duvet d’oie. Ophélie à un Petit Astazon 800 FL de chez  Triple Zéro censé la garder en vie par -15°C, et je pense que c’est vrai vu la qualité du truc. Comme les matelas, il a servi plus de 300 nuits et il est comme neuf. J’ai revendu le mien après les Amériques car trop chaud. A la place, j’ai dégoté un p’tit Cumulus Panyam 450 d’occaz qui fera bien l’affaire jusqu’à -5°C. Au delà, je piquerais celui d’Ophélie. Pas con l’Fred.
  • Des draps de soie, appelés sacs à viande. J’aime pas trop ce terme, je préférerais sacs à beaux-gosses ou sacs à muscles à la rigueur. Ils permettent de ne pas salir les duvets, chose importante vu que a) on ne va pas se laver tous les jours , que b) on ne va jamais laver les duvets avant notre retour et que c) ça nous évitera peut-être de choper la gale dans les guesthouses douteuses.

Le miam-miam :

  • Un réchaud à essence. On utilise un Optima Nova+ depuis plus de 5 ans, sans soucis. Il est très fiable (un seul joint changé, jamais encrassé), très solide (aucune pièce plastique, économe (on fait au moins 2 semaines avec 400ml de carburant), fait un bruit de fusée, marche avec n’importe quoi même au-delà de 4000m d’altitude : essence C (ou white gaz en anglais, le must mais pas facile à trouver), super (même bolivien), kérozène et gasoil (quand on trouve rien d’autre car ça pue et ça noircit la casserole).
  • Une casserole inox de 1,6 L et une poêle en inox MSR Alpine. L’inox est plus lourd mais ça ne donne pas le cancer comme l’alu et ça ne fait pas tout cramer comme le titane. On adore notre poêle car si t’as qu’une casserole, t’as vite fait le tour des recettes possibles. Et puis elle sert d’assiette également. Franchement, des œufs au plat au p’tit dej’, c’est trop bon.
  • 2 grandes tasses de 0,5 L pour le café/thé/soupe/noodles/ purée/ mojitos. Primordial le café, c’est ce qui transforme chaque matin un ours aux cheveux blonds en cycliste enthousiaste
  • 2 gourdes inox de 1,2 L + une poche à eau MSR Dromedary de 6 L. Hyper solide cette poche, on a déjà roulé dessus sur une piste en caillasse alors qu’elle était pleine. Ne donne pas trop de gout à l’eau, mais on n’est pas des fines bouches quand on a soif.
  • 1 filtre à eau à membrane, tout petit, tout léger. On ne sait pas encore s’il servira mais on fait confiance à nos amis Coco & Lolo et aux très rares fois ou ils ont flingué un slip durant leur voyage.
  • Le reste : une mini planche à découper, 2 boites plastique, des pâtes, du sel, un ouvre-boite, du miel, des flocons d’avoine, du poivre, des pâtes, de l’huile d’olive, du sucre, des flocons d’avoine et des pâtes évidemment. Faut bien des glucides car comme disait un ami d’Uyuni : « L’avoine du soir fait le cheval du matin ».

Pour s’orienter :

  • Des cartes routières pour chaque pays. On les a acheté d’avance ne sachant pas ce qu’on pourra trouver sur place. Ça fait pas un si gros tas à trimballer et on filera probablement celles dont on n’a plus besoin en route.
  • Une boussole. Un truc à 3€, juste histoire de voir si on suit au moins la bonne direction quand on est paumé. Et puis ça fait trop aventurier la boussole, donc indispensable.
  • Les gens dans la rue : c’est gratos, y’en a presque partout, ça prend 2 minutes, c’est sympa et c’est presque fiable.

Pour s’habiller :

Un des gros avantages du vélo-couché est qu’on n’a pas besoin du tout de porter une couche-culotte, également appelée cuissard ou short cycliste dans le milieu, c’est plus vendeur faut reconnaitre. On utilise que des vêtements de randonnée, c’est plus passe-partout, durable et discret. Rien ne vient du monde du vélo à part les sandales (et nos cuisses impressionnantes)

  • 3 ou 4 T-shirt chacun en laine merino : permettent de rester socialement acceptables même après 4 jours d’affilé à suer dedans comme des gorets. Ça fait longtemps qu’on n’achète plus de Icebreaker car ils finissent troués au bout de quelques mois et à 70€ le pauvre T-shirt, ça fait très mal. Les Decathlon à 15€ sont finalement plus durables et de même qualité. Quant à l’éthique d’Icebreaker, elle est la même que Décathlon : tout faire fabriquer en Asie à moindre cout, avec un peu de greenwashing et de marketing pour justifier des prix de fou.
  • Des vestes de pluie en GoreTex XCR 3 couches, faites maison avec nos petites mains. Cout de revient = 35 € pour une veste qui nous tiendra au sec au moins autant que les trucs d’aventurier de l’extrême à 300€ vendus au Vieux Campeur, avec l’avantage d’être sur-mesure, sans poches inutiles et d’une couleur passe-partout. De tout façon, on finit inévitablement mouillés après 3h de pédalage  sous la pluie. Fred a poussé le vice en se réalisant également un pantalon de pluie et des maniques imperméables avec les chutes de tissus (« moufles » serait un bien grand mot).
  • Les grolles : une paire de sandale à cale pour pédaler et une paire de rando pour tout le reste. Pour le 1er voyage, on avait les sandales Shimano SPD et on en était hyper content. Leur légère usure rendent désormais la marche pénible et on doit bien avoué qu’on en avait un peu marre du look touriste allemand. Nos nouvelles scandales sont plus fashion et plus confortables pour marcher.
  • Le reste : 2 pantalons (un fin et un épais), des shorts, un collant, une veste polaire, une micro-doudoune hyper légère et hyper pas chaude, un bonnet, des gants, un tour de cou, 2 ou 3 paires de chaussettes et Ophélie devra aussi se dégoter un voile pour quand on sera en Iran sous 40°C hé hé.
  • Une cuvette pliable : aucune idée à quoi elle sert, faudra demander à Ophélie. Des fois, je la vois jouer avec. Elle y met des habits, un liquide qui sent bon et mélange tout ça. Ça fait des bulles, c’est mignon.

Pour réparer :

  • Une trousse à outil complète permettant de tout démonter/remonter sur les vélos (sauf le boitier de pédalier). Voir détail en fin de page.
  • Un mini kit de couture : juste pour les vêtements, Ophélie refuse qu’on se recouse à la Rambo en cas de coupure.
  • Une trousse à pharmacie : des trucs au charbon pour le bide, un désinfectant, des steri-strip, quelques pansements, un traitement préventif contre le paludisme et des antibiotiques à spectre large. On sait qu’on risque de ne jamais se servir de tout ça mais la vie est une boite de chocolat… Pour le reste, on a une assurance voyage et reçu les vaccins contre la rage, la fièvre jaune, l’hépatite B et l’encéphalite japonaise. C’est plus des défenses immunitaires qu’on a, c’est carrément un commando de Jedi.

 

LES GADGETS

On a pour principe de ne pas dépendre d’un truc qui marche à pile ou grâce à des satellites. On ne veut pas non plus avoir à courir après l’électricité ou une connexion wifi. Voici donc la liste des joujous qui, même s’ils tombent tous en rade, ne nous empêcheront pas de continuer à kiffer.

  • Des liseuses électroniques : pour faire croire qu’on sait lire. Permettent d’embarquer une bibliothèque dans l’équivalent d’un livre de poche. Grosse autonomie, on peut lire au moins 7 ou 8 bouquins avant de recharger. Celles-là, ça nous ferait quand même mal de ne plus les avoir.
  • Un Netbook : Asus 1025C, pas la dernière nouveauté mais solide, plus de 8h d’autonomie, léger (1,2kg avec le chargeur), un vrai clavier et largement assez puissant et rapide pour faire des montages vidéos, mettre à jour ce blog, rassurer les parents sur Skype, matter des chatons sur Youtube ou l’intégrale Hunger Games bien au chaud sous la tente.
  • Un petit disque dur externe pour sauvegarder les photos de nous à vélo, nous devant la tente, nous devant un plat, nous avec des gens, nous, NOUS, NOUS, NOUS !!!
  • Un GPS de rando (Garmin Etrex 20) : on ne sait pas encore s’il servira, peut-être dans les grandes villes ou pour trouver une adresse précise. On en avait pas pour les Amériques. Hyper facile d’utilisation et plus de 40h d’autonomie (soit prêt de 10 j de vélo) avec 4 piles rechargeables). On utilisera les cartes Open Street Map, ou pas de carte du tout, un simple tracé peut suffire.
  • Appareils photos : pour immortaliser les cols, sinon personne nous croira. Et pour faire croire que pédaler 5 heures par jour c’est super fun. On emporte notre bon vieux compact Lumix TZ 40, excellent pour les paysages par beau temps et pour la vidéo. Fred a succombé aux sirènes du toujours mieux et trimballera 1 kg de plus avec un petit reflex d’occaz au format APS-C équipé d’un objectif 18-135 polyvalent, d’un 50mm lumineux et d’un micro externe qui pourra peut-être enregistrer autre chose que le bruit du vent. On verra ce que ça donne.
  • Un lecteur MP3 : pour planer dans les longues côtes et le soir au bivouac avec Allan Théo, Les Tribal Kings, Section d’Assaut, Kendji, Maitre Gims et Lara Fabian.
  • Une lampe frontale pour faire aventurier de la nuit (et, accessoirement, pour survivre dans les tunnels). Parce qu’en vrai on est comme le poules, on dort dès qu’il fait noir.

 

Ce qu’on ne trimballe pas

  • Une multi-crêpe party
  • Un téléphone
  • Des préjugés
  • Une balise spot
  • Une perche à selfie : l’invention qui a fait redescendre l’homme dans la chaine de l’évolution, juste en-dessous du bulot
  • Un casque à vélo et un gilet jaune : un rétroviseur et des sacoches sont des éléments de sécurité bien plus efficaces
  • Un minitel
  • Une liste des choses à faire
  • Un panneau solaire ou une dynamo-moyeu

 

Et pour les fous que ça intéresserait, voici la composition de la trousse à outil :

  •  1 Pompe : Topeak mini morph, géniale. Elle prend appuie au sol, ça fait toute la différence, même pour les gars aux bras hyper musclés comme Fred.
  • 3 démontes-pneus, dont 1 en métal pour les coriaces
  • Pleins de rustines et 2 tubes de colle
  • 10 cm de chaîne
  • 1 dérive-chaîne. Faut pas lésiner sur la qualité de ce truc, je recommande Parktool
  • un jeu de clef Allen de qualité
  • 1 pince universelle qui pourra aussi servir en cas de carie, promis je filmerai
  • des petites vis de rechange en inox
  • du scotch à la Mac Gyver
  • 1 mini tournevis plat
  • du seamgrip
  • 2-3 colliers métalliques (qu’on essayera d’échanger contre de l’or aux peuples Andins, vieille pratique espagnol)
  • un paquet de collier Rilsan
  • 1 hypercracker (hein quoi ? Keksé ? c’est ça ). Faut bien faire gaffe, j’ai pété une patte de dérailleur en faisant le malin-qui-lit-jamais-les-notices.
  • 3 chambres à air qu’on risque de ne jamais utiliser comme la plupart des trucs de cette liste
  • 1 kit d’entretien pour le réchaud-fusée
  • du lubrifiant pour chaîne
  • des patins de frein de rechange
  • des rayons de rechanges + écrous + clef à rayon
  • 2 pattes de dérailleur
  • 1 câble de frein + 1 câble de dérailleur : ça casse toujours quand il faut pas ces trucs là
  • un peu de graisse au lithium, si ça pollue pas, c’est pas marrant
  • des roulements de rechange pour l’axe de bras arrière. Mon côté parano mais ça a déjà servi
  • un bout de corde. Je sais pas trop pourquoi mais ça fait aventure.
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