De la Caspienne aux « stans », dernier bout d’Iran

 

  • 16/07/16  Teheran – Chaloos – Nur = 200 km en bus + 60 km à vélo
  • 17/07/16  Nur – après Babolsar =  77 km
  • 18/07/16  … – après Neka = 78 km
  • 19/07/16  … – 20 km avant Gorgan = 82 km
  • 20/07/16  … – Gorgan= 23 km + repos
  • 21/07/16  … – Bojnurd = en bus + 10 km à vélo
  • 22/07/16  … – Shirvan = 75 km
  • 23/07/16 … – après Quchan = 78 km
  • 24/07/16 … – 30 km avant Bajgiran = 38 km
  • 25/07/16 … – Bajgiran (frontière avec le Turkmenistan) = 32 km

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Cette fois, chers followers, on reprend les vélos (et des bus) et on vous emmène dans un Iran incroyable où des paysages parfois pourris, une route dangereuse et puante, une météo tropicale insupportable et des gros lourds rivalisent en vain avec un accueil et une générosité hors norme. Voilà pour le teaser. Pas de rat crevé cette fois, mais un magnifique chien « Tex Avery ».P1100185
Avant qu’Alice et Benoit nous rejoignent avec armes (Azub) et bagages (beaucoup trop), notre ami-mangeur-de-patate Mohamed nous kidnappe gentiment pour une soirée dans les hauteurs de Téhéran, à 1 heure de métro. Il nous gâte et on a du mal à marcher après le repas. Une ballade digestive le long d’une rivière polluée, encaissée dans une gorge massacrée par les resto et bar à chichas, mais ça a son charme et il fait frais.P1100188
Le lendemain, les Transatos nous retrouve donc à notre QG, tout proche du terminal de bus  où nous nous rendrons le lendemain. On savait qu’ils étaient rudement chargés mais voir leurs vélos en vrai est impressionnant, ça défit les lois du possible et de l’équilibre. Nos lourds tanks deviennent de frêles gazelles à côté de leurs mammouths.

Écriture bleue = Ophélie au clavier. Enfin ! Au bout de 4 mois de voyage !
Comme d’hab, prendre le bus avec les vélos = STRESS / CACA MOU … En plus, on doit faire embarquer 2 gazelles et 2 mammouths avec des sacoches dans le même bus. Sur le moment, j’ai cru que l’on n’y arriverait pas. Après une négociation tarifaire réalisée avec brio par Alice, on commence à démonter les sièges des vélos car on s’aperçoit assez rapidement que ça coince avec la soute du bus… Mais on arrive à tout mettre dedans ainsi que les sacoches. On embarque pour Chaloos vers la mer Caspienne et je suis bien contente de voyager dans un bus climatisé lorsque je constate la galère pour sortir de Téhéran, les passages de tunnels étroits et les côtes en lacet .P1100207
En sortant du bus, on prend en pleine poire une chaleur lourde et étouffante. On vient de troquer du très très chaud et sec pour du très chaud et humide. On se dit que l’on va bien galérer en vélo les jours suivants. On attaque la route vers 13h30 après une glace offerte par un monsieur. La route est facile, c’est plat.
On prend une pause dans un parc car il fait trop chaud l’après-midi pour rouler. On nous offrira une brochette de poulet grillé.  Par contre, on aura droit au passage régulier de vendeurs de saladier en bois ou des propositions de balades à cheval.IMG_5182
Fred sera à deux doigts de la crise de nerfs, car notre gentil Mohammed de Téhéran nous appellera plusieurs fois sur le téléphone d’Alice pour qu’on le retrouve le soir.
Le soir, on s’installera sur la plage pour notre 1er bivouac malgré ma tête de boudou … IMG_5190Eh oui, je déteste camper sur la plage, le sable ça colle et tu t’en mets partout. En plus, la plage n’est pas très propre et il y a des familles qui mangent et mettent la musique à fond grâce à leur voiture garée sur la plage.
J’irais me baigner en tenue « ninja beach » (et non pas « Ninja Bitch »), c’est à dire un voile (le cache-cou), un t-shirt (pour rappel, je roule en manche longue toute la journée), un pantacourt noir (que je porte en dessous de mon pantalon standard pour éviter les crises d’urticaires). J’ai presque l’impression d’être à poil mais j’aurais préféré un vrai maillot bain car c’est pas très pratique pour se changer ensuite avec tout ce tas de vêtements mouillés sur soi. La baignade me déçoit un peu car l’eau est trop chaude. J’aurais voulu qu’elle soit fraîche comme à Cancale mais bon ça fait du bien quand même.
On mangera à la lampe frontale et un gars un peu lourd (qui nous parle en farsi alors que l’on ne comprend pas) viendra plusieurs fois nous rendre visite.IMG_5202
Nous reprenons la route après s’être levé tôt (à 5h48 selon la montre de Benoît et non 6h comme prévu par le Tiran) pour rouler jusqu’à 12-13h et faire une pause jusqu’à 16h et reprendre ensuite la route.
La circulation est intense par moment, il faut slalomer entre les voitures. On nous filme régulièrement, on nous demande d’où on vient, si on veut bien faire des selfies ect.. A force, c’est agaçant. Le pire c’est quand le gars te parle en farsi alors que tu ne comprends pas, alors on lui parle en français.
On fera notre pause repas-sieste-chaleur au bord de mer sous un petit chapiteau aménagé de tapis et de coussins. Les propriétaires de l’épicerie / chapiteau  nous accueillent comme des rois et ils sont très gentils. Fred, Benoît et Alice iront faire quelques baignades alors que moi je reste à comater sur les tapis.


Cette sympathique pause fera d’ailleurs l’objet d’une vidéo époustouflante signant le grand retour de Mehmet Buchannek, dès qu’on aura une connexion potable. On reprend la route, il fait 35°C à l’ombre avec 80% d’humidité. Alice est crevée et prétexte avoir « oublié son MP3 à la plage » pour aller se prendre un coca discretos pendant 1/2 heures, nous laissant en plein soleil, sur un rond-point, à la merci d’une horde d’Iranien aussi adorables que fans de selfies.

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« Hello, welcome in my country ! Where are you from ? I love you ! Thank you ! ». Y’en a un, c’est le fils de Mister T et de la Boule de Fort Boyard.IMG_5217 Ils nous filent du pain et on repart pour le classique plein-d’eau-recherche-de-bivouac. Même tard, même sur une route secondaire, le trafic reste intense. On a le sentiment qu’il y a 3 voitures par habitant dans ce pays et qu’ils sont tous sur la route, tout le temps.IMG_5228
On croise un bar à chicha, les filles partent demander l’hospitalité et on s’installe confortablement dans une cabane. Les mecs nous amènent du thé et des fruits, trop sympa. La douche, on la prend dans les toilettes, accroupis sous le jet de la douchette qui sert normalement à se laver le fion fondement… P1100227Donc, oui, on s’est lavé avec une chasse d’eau, grande première. La prochaine étape sera de se brosser les dents avec la balayette des chiottes. Même Mike Horn l’a jamais fait. Ni Chuck Norris.


Le lendemain, c’est reparti pour une étape hyper plate et hyper chaude. Les filles craquent presque en même temps sur une longue portion en ligne droite où des voitures nous frôlent en prenant des photos ou nous suivent lourdement pour faire des vidéos. Les Iraniens n’ont jamais été méchants ni agressifs mais leurs regards, leur présence, leurs « Where are you from ? » et leurs foutus smartphone nous étouffent parfois. Les larmes se mêlent à la sueur mais ça sèche vite et la rencontre suivante, 5 minutes plus tard, efface tout ça. Aref m’arrête en bord de route et nous invite tous à venir manger chez lui, à 5 km, pile sur notre trajet. On suit son camion sur 8 km, donc, et on débarque chez lui et sa femme Athena. La clim tourne à fond, on se montre des photos de famille, on boit le thé, les parents viennent passer le bonjour, on engloutit un bon poulet-riz-frite-coca-glaçons et ils nous installent des matelas dans le salon pour piquer une sieste. Aref est sincèrement heureux de nous recevoir et s’excuse de ne pas le faire mieux que ça.

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A part une Playstation et FIFA 15, on voit vraiment pas ce qu’il manquait à cet accueil. Il nous fera même un gros câlin avec bisous baveux avant de nous laisser filer avec 1 kg de riz et 2 kg de nectarines. Adorable.
Les kilomètres s’enchainent, on reste vigilant malgré la chaleur, question de survie. On voudrait pas finir comme ce chien.

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Le soir, on tente notre chance dans une antenne du Croissant Rouge. On sent qu’ils ne sont pas chauds pour nous accueillir. Dommage, y’avait la clim et une table de ping-pong. Alors on fait juste le plein d’eau et prenons le premier chemin à droite. Une carrière poussiéreuse en haut, un champs, des chiens de cassos qui aboient mais c’est en allant papoter avec des gars que Benoit nous dégote une villa grand standing. On dirait un refuge de luxe pour trafiquant de drogue mais les mecs (des travailleurs de la carrière) sont sympas et nous accueillent tout naturellement. Un thé, une douche, des brochettes d’agneaux, un peu d’alcool de raisin et les gars filent, nous laissant les clefs de la baraque. Avec Benoit, on était à 2 doigts de succomber à la danse nuptiale de notre nouvel ami, on a eu chaud.

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Gros dodo sous la clim et on repart. On bat le record de chaleur aujourd’hui mais passons un moment agréable en bord de caspienne, entre marais, rizière et décharge public. Nos voisins semblent vivre de très peu mais ça ne les empêche pas de nous proposer leur toit et le couvert. Nous accepterons le thé, presque aussi chaud que l’air.

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Le soir, on retente une opération Croissant Rouge et ça marche. On peut s’installer dans une pièce (sans clim, snif) et profiter de la douche et de leur cuisine où Alice fait une démonstration de ses talents. Un des gars est champion de karaté et va bientôt partir pour les Jeux Olympiques de Rio. Il me montre une vidéo où il se fait massacrer par un adversaire d’Azerbaïdjan.IMG_5268
Au matin, on dit au revoir à nos hôtes pendant que Benoit dit adieu à ses lunettes de soleil, perdues à jamais. Il est à peine 9h, il fait 31°C, bien lourd. Ambitions du jour : faire les 22  petits kilomètres qui nous séparent de Gorgan, se trouver un hôtel pas trop cher avec climatisation et wifi, laver du linge, taper une sieste, imprimer en couleur des papelards et trouver un hôte warmshower pour la prochaine ville. Bingo, tout s’enchaine facilement et avec succès et on passe l’après-midi en mode comatage. En chemin, nous aurons tout de même droit à notre 1er contrôle de passeport. Après avoir joué les cowboys franchouillards en refusant de s’arrêter, puis en refusant de montrer le passeport et, enfin, en demandant au flic de montrer sa carte, on finit par obtempérer. Avec tous les visas collés dessus, ils sont trop précieux nos passeports en ce moment. Les perdre ou se les faire voler serait une catastrophe.
En partant en quête d’imprimante pour les visas, Ophélie se retrouve embarquée par un gars de l’hôtel pour traverser la ville en voiture. Elle revient au bout d’1/2 heures, papiers en main, après avoir refusé de la vodka, du whisky, du Champagne et une visite de la ville. Welcome in Iran.
Le soir, les filles se font une soirée cinéma en branchant une clef USB sur la teloche et se mattent L’Arnacoeur. Le genre de film avec le genre d’acteur qui fait passer 99% des mecs pour des gros moches empotés.IMG_5271 Pendant ce temps, avec Benoit, on élève notre culture en se lisant mutuellement des poèmes en farsi avant de discuter à bâtons rompus sur le passionnant sujet des Zoroastriens. Ah la la, quelle bonne partie de rigolade. La culture, quelle aventure !
Le lendemain, on pédale quelques minutes vers la gare de bus. Sur place, on se laisse porter par le flot iranien.IMG_5279 Dans beaucoup de pays, faut se battre pour faire embarquer un pauvre  vélo dans un bus ou un train. En Iran, c’est les gens qui se battent pour faire embarquer 4 gros vélos couchés dans un bus. On enlève les sièges et tout rentre. Égoïstement, Ophélie et Alice refusent de rester dans la soute pour tout bien maintenir.IMG_5273 6 heures de trajet nous ramène en zone semi-desertique avec une chaleur sèche plus respirable. On rejoint alors nos hôtes warmshowers contactés la veille et passons une soirée très agréable avec eux et Lydia, une cyclo hollandaise de 21 ans. En échange de leur hospitalité, la french team prend les commandes de la cuisine avec des pâtes magiques aux légumes du soleil et protéines végétales puis un clafoutis du bonheur aux prunes pimpantes. Nos hôtes sortent du vin fait maison et de l’eau de vie. Welcome in Iran. Comme souvent, on parle de leur pays et du gouvernement qu’ils subissent, sans rien pouvoir y faire et ne pouvant que très difficilement s’expatrier.IMG_5283
Au matin, on forme donc un peloton de 5 sur la route chauffée à blanc menant vers l’est et roulons d’une traite jusqu’à la ville suivante : Shirvan. On passe l’après-midi à l’ombre dans un parc et faisons un grand nettoyage des chaines au gasoil, comme si on respirait déjà pas assez d’essence toute la journée… Mais c’est un truc qui fait du bien de nettoyer une chaine sale, ça détend, c’est structurant et apaisant. Un peu comme briser les vertèbres d’un chaton. Ou même de 2 chatons.

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On est vendredi, l’équivalent du dimanche en France. En fin d’après-midi, le parc se remplit de plus en plus d’enfants, ils nous tournent autour en lâchant quelques « hello », c’est mignon. Au début. Ensuite, ça nous fout une pression de dingue tout ces Chucky en vadrouille, Ben les appelle affectueusement « les enfants tueurs », on étouffe de tout ces regards et décidons d’aller voir ailleurs pour camper. On pédale vers un autre parc, beaucoup plus calme, avec des beaux arbres et de la pelouse. Donc trop beau pour être vrai. Des gens débarquent et nous expliquent , entre 2 photos et « where are you from ? », qu’il est interdit de camper ici. Il est tard, il fait chaud, on est crevé et faut qu’on trouve de l’eau et un nouveau spot. On perd notre patience et j’envoie bêtement balader des gens qui veulent nous aider, malgré nos têtes peu engageantes. Pendant qu’on fait le plein d’eau, des flics débarquent et nous demandent de les suivre vers un autre parc où on pourra camper. Arrivés sur place, c’est pas très clair mais le flic nous dit, en gros :  » Voici le parc dans lequel vous pouvez ne pas rester », puis  » Attendez svp, jusqu’à ce qu’on ne trouve pas une solution ». Il commence à faire nuit, alors on file en disant merci quand même et visons un bivouac pourri dans les champs à la sortie de la ville. On prend un chemin poussiéreux et prospectons pour un coin plat. C’est pas terrible, la route est à 100m, il fait déjà nuit et je marche (en tong) sur des épines. Un moment de délice. Mais c’est là que le miracle iranien se produit. Une voiture se pointe et un couple avec un enfant en sort, comme ça, au milieu de nul part. Ils nous demandent si on a besoin d’aide, on répond que tout va bien, qu’on a de l’eau, de la bouffe mais qu’on cherche juste un coin où planter la tente. Ils nous proposent alors de nous accueillir chez eux en ville, on est sauvé !
On reprend la 2×2 voies à contre-sens, sans lumières, sur la bande d’arrêt d’urgence puis suivons leur voiture jusque chez eux. Pas croyable, on se demande encore ce qu’ils leur a pris de venir nous rejoindre dans ce champs pourri, à la tombée de la nuit. L’hypothèse la plus plausible étant que leurs regards ont été attiré puis subjugué par la beauté luminescente de Benoit et moi-même (le soit-disant Tyran). Bref, on se retrouve dans un très grand salon à siroter de l’eau de rose et à manger des fruits. Un collègue de Rasoul, notre sauveur, débarque alors, nous parle un anglais impeccable puis part nous chercher à manger pendant qu’on prend une douche. Des flics viennent pour un nouveau contrôle des passeports… Nous ont-ils suivis ? Un voisin a-t’il dénoncé notre hôte ? Ce dernier nous rassure en nous disant qu’il n’y a aucun problème et que la police a juste vraiment à cœur de nous protéger…

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A la fin du repas, nos bâillements et nos mines sont assez explicites pour qu’ils nous installent rapidement des matelas dans le salon. Hop, au dodo. Les iraniens sont incroyables et nos hôtes d’une nuit ne se formalisent même pas lorsqu’on leur annonce qu’on aimerait se lever à 6h afin de partir avant la fournaise totale. Alors ils se réveillent avec nous et nous préparent un petit dej’ de champion : œufs au plat, pain, fromage, miel, confiture de cerise et thé.
Une nouvelle matinée sur la route, à regarder le thermomètre monter rapidement. On arrive à la ville suivante – Quchan – avant midi et disons au revoir à Lydia qui file vers Mashad. Mashad se prononce « ma chatte » et ça fait bien marrer mes dépravés d’acolytes, à mon grand désespoir. Mes pieuses oreilles et mes prêches menaçants ne font qu’une bien frêle barrière face à leur gouaille digne de Satan en personne :
 » Lydia va dans Mashad ! « ,  » Ça vous dirait de voir Mashad ? Y’a un beau gazon à l’entrée! « ,  » Y’a du monde dans Mashad ! « , » Ça pue Mashad « , « On peut entrer à vélo dans Mashad ? »… Désespérant…

A l’entrée de la ville, nouveau contrôle de police. Le flic matte nos passeports, passe un coup de fil et nous dit de patienter 1/2 heure vu qu’on fait les gros malins qui râlent et qui ne veulent pas attendre. Mais il nous laisse partir au bout de 10 minutes et les Occidentaux pressés que nous sommes ne le sont plus tant lorsqu’il s’agit de finir la pastèque qu’on vient de nous offrir. Le flic, sous ces airs de shérif, est en fait une crème qui nous escortera vers un superbe parc en centre-ville. Nous y passons l’après-midi entre repas, sieste, glaces italiennes et ravitaillement.IMG_5305
Le soir, nous quittons la ville et grimpons un peu pour nous trouver un coin de bivouac au calme. Coucher de soleil, berger menant son troupeau, air frais, hommes à dos d’ânes, ça fait du bien.

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Reveil à 5h, il fait 12°C sous la tente, un délice. On grimpe à 2000m dans un décor de plus en plus beau puis redescendons à 1700m où nous passons l’après-midi sous un arbre. Des gars nous offrent du raisin et de l’eau glacé. En fin d’après-midi, nous pédalons quelques kilomètres pour notre plus beau bivouac iranien, au bord d’un ruisseau.

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Le lendemain, on fait la grasse matinée jusqu’à 6h et entamons notre dernière étape en Iran. Comme un cadeau d’adieu, le pays nous offre ses plus beaux paysages dans un canyon en pente douce puis dans ses montagnes, marquant la frontière avec le Turkménistan.

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A Bajgiran, après un thé offert au Croissant Rouge, on se pose dans le parc de la ville. On s’apprête à passer l’après-midi à l’ombre entre cuisine au réchaud et jeux de carte lorsque la direction du vélo de Benoit se brise. La petite pièce en inox reliant le guidon au cadre est cassée en 2, impossible de rouler comme ça. On part donc en mission re-soudage. Bajgiran est un tout petit bled, on se dit que c’est pas gagné et que ça risque de prendre 3 plombes. Mais on est en Iran alors on croise un flic, on lui montre la pièce, il nous embarque en voiture et nous dépose devant un bâtiment municipal où un autre gars ressoude la pièce à main nu avec un branchement électrique digne d’une douche bolivienne. En 20 minutes, l’affaire est pliée.P1100294
On passe donc l’après-midi peinard et fêtons ça en offrant une séance de lavage à nos vélos. Des vrais kéké enlevant le cambouis avec des lingettes pour bébé.
Demain matin, nous attaquons la partie « stan » du voyage. Ça y est, nous entrons en Asie Centrale, avec le sentiment enivrant d’être si loin de chez nous, en plein cœur de notre aventure à vélo. Si je l’autorise, Ophélie pourra enfin quitter son voile, rouler en short et T-shirt et adresser la parole aux hommes sans les choquer. Pour moi, ça change pas grand-chose. J’aurais moins besoin d’être discret pour pisser en bord de route ou pour me changer, dévoilant cette musculature si impressionnante, je l’accorde. On quitte le peuple iranien avec un peu de regret car on sait qu’il sera difficile de gouter à nouveau à un accueil pareil. En revanche, ça fait du bien de dire au revoir à cette ségrégation homme/femme et aux portrait omniprésents de Kohmeini, Kahmeini et des martyrs.
On a passé un très bon mois en Iran, contre toute attente. Ce pays ne nous attirait pas vraiment, on redoutait autant la chaleur que les mœurs. Au final, on s’est plutôt bien acclimaté à ces 2 aspects et c’est avant tout les Iraniens qui ont fait de ce séjour un moment très spécial, bien plus que les paysages (assez désertiques et monotones sur notre parcours), la faune et la flore (assez pauvre et en partie dévastée) et la nourriture (pas très variée, sauf dans les foyers). Je pense que rouler dans le sud du pays et loin des grands axes nous aurait beaucoup plus mais il y fait tout simplement beaucoup trop chaud en été et, surtout, le Tadjikistan nous attend !IMG_5317

Poème d’Ophélie  – Ou êtes vous ?
Dans les transports, vous êtes séparées
Drapées de noir, vous êtes en majorité
Visages, ongles et doigts de pieds sont maquillés
Mais, ou êtes vous ?
Sur mon vélo, je ne vous vois pas
Dans les villes, enfin, je vous aperçois
Faisant du shopping dans le grand bazar
Ou pique-niquant en famille parfois si tard
J’aime les stands d’épices et leurs couleurs chatoyantes
Que de contradiction, ce pays si chaud aux âmes bienveillantes
« Welcome in Iran », dit à haute voix dans cette contrée, si accueillante

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Au pays des sardines et des pingouins

 

  • du 02 au 08/07/16  Teheran = pêche aux visas en mode Transpanardos
  • du 09 au 10/07/16  Shiraz et Persepolis
  • du 10 au 12/07/16  Isphahan
  • du 13 au 15/07/16  Retour à Teheran, on repart bientôt les pieds devant

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Voilà donc 2 semaines que nous sommes arrivés à Teheran. Je préviens tout de suite, on n’a pas touché aux vélos, vous ne verrez donc pas les mots clefs habituels comme « bivouac », « côte à 10% », « plein de flotte », « je pue, j’ai trop envie d’une douche » ou « on a défoncé 1 kg de spaghettis, c’était trop bon ». Bordel, mais je vais écrire quoi du coup ? Ca risque d’être chiant non ? Bon tant pis, on va tenter quand même, je vais mettre plein de gros mots, faire des généralités et être de mauvaise fois. Le genre de recette qui rendrait paplitant 2 jours de voyage en camping-car en Norvège. On va également renouer avec les citations et y’aura même la photo d’un rat crevé. Nan franchement, ça va être de la bombe.

Sinon, vous pouvez juste regarder les photos, y’en a plein. Faut que je rentabilise le reflex et que je continue à m’autopersuader que ça fait de meilleurs clichés que le petit Lumix…

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Chez notre hôte, Mohamed

Teheran : 9 millions d’habitants, 15 millions dans l’agglomération, plus de 5 millions de voitures et autant de motos, 40 km d’est en ouest et un métro de seulement 5 lignes. Le tout au mois de juillet sous 40°C avec port du voile et du pantalon obligatoire. But du séjour : choper nos visas sans nous automutiler.
Voilà le topo, on était donc pas loin de l’ulcère et du caca mou en pensant à tout ça.  Surtout que pour le 2eme « inconvénient », les toilettes turcs ne sont vraiment pas la panacée. Je vous épargne les détails. Exceptionnellement.

Ophélie : « Je crève de chaud sous ce putain de voile »
Fred : « Je t’ai autorisé à parler ? »

Mais, contre toute attente, on a passé un très bon séjour dans la capitale, notamment gràce à la rencontre avec les Transatos. C’est qui les Transatos ? Les Transatos, c’est Alice & Benoît, aussi connus sous les pseudos de Pierre Richard (Alice) & Eve Angeli (Benoît). Avant d’atterir à Izmir et de nous précéder mesquinement de 2 semaines tout le long de la Turquie, ils ont voyagé 9 mois entre le Pérou et la Patagonie aux guidons de 2 Azub. Autant dire qu’on a quelques points communs, surtout qu’ils sont hyper beau-gosses. On fusionne donc et ce groupe de 4 français devient, roulement de tambours, les TRANSPANARDOS. Oui, je sais, ça claque. Y’avait aussi Les Pieds en Transat, mais ça sonne moins bien. Ils avaient suivi notre blog et on s’était rencontré furtivement après la projection de notre Powerpoint au festival CCI. Ils n’avaient même pas eu le temps de nous inviter au resto, j’espère qu’ils se rattraperont.IMG_4695
On s’est retrouvé à l’Ambassade de France pour la 1ere étape de notre petite chasse aux visas. Un vrai sketch cette ambassade, une parodie de l’administration, du pain béni pour les fans de cet enculé de Milton Friedman. Il nous fallait juste une lettre de recommandation par personne, un simple copier-coller ou seuls les dates, les noms et les N° de passeport changent. Aucune vérification n’est faite dans les fichiers de la police ou d’Interpole, au grand soulagement de Benoît. Là non plus, nous ne rentrerons pas dans les détails. Surtout que la chèvre était consentante.

Benoît :  » Ok, c’est un prénom commun Benoît, mais y’en a pas beaucoup qui s’appellent comme ça »

La nana avait l’air complètement débordée par notre demande mais le temps qu’elle nous explique à quelle point elle trime, elle avait largement le temps de nous fournir les papiers et de nous préparer un hachis parmentier.
Mais il faut croire que Ctrl+C / Ctrl+V reste un notion obscure, une bidouille de hacker totalement inaccessible en 2016. Alors il leur a fallu 2 jours entiers pour nous pondre un papelard avec nos 4 noms dessus, au lieu d’un par personne. Ca a failli bloquer ensuite à l’ambassade de Chine, heureusement qu’ils étaient conciliants.
Sinon, pas de soucis côté visas. Je vous la fait court :
Visa Ouzbek obtenu en 1 heure à peine. Ca aurait pu le faire en 30 minutes mais c’était tellement plus marrant de devoir courir pour aller imprimer un formulaire qui s’avèrera inutile en fait, puisqu’ils l’avaient déjà. J’ai quand même souri une fois mon coeur redescendu sous les 250 bpm. Vaut mieux avoir un bon déo et pas de malformation congénitale pour courir en juillet à Teheran. Pour les Transatos, ça se passe moins bien car leur dossier s’est perdu entre Ankara, Tashkent et Teheran et ils devront patienter, relancer et appeler pendant plus d’une semaine pour l’obtenir.
Visa Chinois obtenu en 2 jours, valable 3 mois pour une durée de 3 mois, comme demandée. On était trop content. Au top l’ambassade de Chine.
Visa Tadjik : depuis le 1er juin 2016, c’est un e-visa qui se fait en 10 minutes sur internet (entre 2 videos de Jacky et Michel pour les puristes)
Visa Turkmène : la bête noire. On a renoncé à demander le visa transit de 5 jours, c’est bien trop aléatoire et on avait pas du tout envie de perdre du temps, nos nerfs et notre flore intestinale avec ça. On a donc opté pour le visa touriste via une agence de voyage qui transportera nos vélos et nous escortera pendant 2,5 jours d’une frontière à l’autre. Comme on le fait avec Alice & Benoit, ça réduit le montant à payer (250€/pers). Et on a la satisfaction de continuer par voie terrestre, sans avion, et pour le même prix que ce dernier.
Pour le Kirghizistan : pas besoin de visas !

Voilà fin de cet interlude administratif passionnant. On a beaucoup gambergé mais en 5 jours c’était plié et on a 6 mois de frontières ouvertes devant nous.IMG_4648
Entre 2 ambassades, on se retrouve souvent dans un parc à un croisement de station de métro. La 1ere fois, un gars avec un pansement sur le nez vient nous parler et nous explique que c’est le lieu de rencontre des gays de Teheran. On n’avait pas fait attention, y’a toujours que des mecs dans les rues en Iran. Il nous explique aussi, bouteille d’eau à la main, le principe du ramadan et qu’il ne faut pas boire pendant la journée. Grosse mascarade ce ramadan, nous ne rencontrerons personne le faisant. Presque tout le monde se cache pour manger et boire. Comment ne pas boire pendant 17 heures dans une fournaise pareille ?
Que dire d’autre de Teheran ? Attention, liste numérotée :

  1. Un trafic automobile de fou. Le piéton n’est jamais prioritaire, même sur les trottoirs, il faut être très attentif et avoir de bons appuis. Une entorse à la cheville réduit considérablement l’espérance de vie. Se déplacer en fauteuil roulant équivaut à sauter à l’élastique sans élastique.
  2. On croise un nombre impressionnant de gens opérés du nez, hommes (du parc mentionné plus haut) comme femmes. Pour les femmes, c’est compréhensible vu que c’est pratiquement la seule chose apparente de leurs corps. Ca doit pas être facile pour une nana avec de l’acné, un gros pif et la gueule de traviole (Oui Ophélie ? Une nana avec ma gueule en fait ? C’est ça que tu as dis ?). Pas moyen de se rattrapper avec un décolleté ou un classieux string qui dépasse.
  3. Un acceuil incroyable pour les étrangers. « Hello !Welcome in Iran! Do you need any help ? » est monnaie courante. Les gens veulent nous aider, comme un devoir mais c’est sincère. Le plus dur étant de remballer notre méfiance habituel de touriste flippé. Les gens, à part dans les magasins de tapis, ne veulent pas nous plumer ni préléver un de nos reins.
  4. Il semble que pas mal d’Iraniens reçoivent la TV par satellite et soient en mesure de mater des filles en bikini, genre clip de Pitbull. Pour remedier à cette grave déviance, le régime envoie des ondes pour brouiller le signal. Je ne sais pas si c’est vrai ou si le gars qui m’a dit ça se foutait de ma gueule. Si c’est la 2eme option, c’est pas grave car ils nous a offert du vin ensuite (Libanais, vendu sous le manteau)
  5. La bouffe, comme les moeurs, a 2 visages. Alors qu’on mange très bien et varié quand on est invité chez les gens, celle qu’on trouve dans la rue n’est pas fameuse. IMG_4759 IMG_4758Beaucoup de fast-food et les plats « typiques » ne font pas rêver. C’était 100 fois mieux en Turquie, l’un des pays au monde où on a le mieux mangé tout de même. A Isfahan, on goutera un truc gluant fait à base de viande, de yaourt, d’aubergine, d’huile et d’épices. Sur le papier, ça envoie du rêve et on nous avait dit que c’était l’un des meilleurs plat d’Isfahan. Au final, ça ressemble à un bol de chiasse (j’avais prévenu pour les gros mots, désolé) et c’était pas meilleur que du gruau au curry. Le meilleur plat d’Isfahan était censé être un sorte de sandwich à base de viande. La nana nous explique que c’est fait avec 90% de boeuf. Les 10% restant sont restés un mystère mais on penche pour du foie, du corbeau ou du foie de corbeau. Ophélie recrachera dès la 1ere bouchée. Benoît se régalera, il était au Pérou y’a pas si longtemps. En dehors de ça, c’est du classique poulet-riz ou kebab-riz. Mais le riz est bon.
  6. Ils aiment la chanteuse Zaz. On a faillit se crever les tympans dans une voiture.

    au bazar de Teheran. Ils refuseront qu'on paye

    au bazar de Teheran. Ils refuseront qu’on paye

Le Chucky iranien

Le Chucky iranien

On passe des journées paisibles entre jeux de carte, après-midi au frais chez notre hôte adorable, visite du grand bazar et trajets en métro. Aux heures de pointe c’est plus marrant.
Ici, hommes et femmes sont séparés, ces dernières ayant des wagons réservés en bout de quai… No comment…


De 8h à 9h et de 17h à 19h, c’est la folie et on est tassé comme des sardines, surtout côté homme. A Paris, les gens s’entretueraient en 2 minutes. Ici, ça se passe calmement et on se fait de bonnes séances de frotte-frotte sensuel quand il faut monter ou descendre.

Heureusement, les rames sont climatisées et je pense que c’est la seule chose qui empêche une nouvelle révolution dans ce pays.

– Un épicier : Where are you from ?
– Nous : Paris
– oh, Paris is nice city !
– Maubeuge too
– Yes, OK.

 

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Mosquée de Shiraz

Une fois les visas en poche, nous partons tous les 4 à Shiraz, au sud du pays. On ronronne pendant 15 heures dans un train couchette 1ere classe. Le paysage est parfois magnifique mais ne donne pas du tout envie d’y rouler en été.

Shiraz, copie ratée du chateau de Chantilly

Shiraz, copie ratée du chateau de Chantilly

Visite de mosquées, du bazar et de Persepolis.  Quelques photos du bazar d’abord. On se demande comment des gars peuvent vivre en vendant uniquement des théières en alu ou des pantalon de jogging.

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Dans l’une des mosquées, les filles doivent mettre un drap par-dessus leur tenue de Ninja.IMG_4903 A l’intérieur, c’est ambiance disco. Les miroirs reflètent seulement de toutes petites parties de nous-même afin de nous rappeler que nous ne sommes pas grand-chose, seulement de la poussière qui retournera à la poussière. Sur les murs, 1000 noms différents désignant un seul dieu. Y’avait surement Benoît et Fred dans le lot.

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Persepolis nous deçoit, le site n’est pas bien mis en valeur et le guide nous assomme autant que le soleil, c’est dire. En plus, ça coutait 25$/pers. IMG_4969_stitch

Dans ce site, je ne peux qu’y voir la megalomanie d’une poignée de nantis, claquant les richesses d’un peuple pour gonfler un peu plus leurs égos, sous couvert de religion et de guerres glorieuses. Du coup, on en veut à peine à Alexandre « le grand » d’avoir pratiquement tout détruit.

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On fait un petit tour également à Necropolis pour voir des tombes impressionnantes.

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Dans Shiraz, beaucoup de femmes portent une sorte de grande casquette de golfe. De loin, avec leur grand voile noire, on dirait vraiment des pinguoins. Oui, c’est méchant.IMG_4897
5h de bus VIP climatisé (oui, c’est pas la grosse aventure en ce moment) nous amènent ensuite à Isphahan ou nous logeons 3 nuits dans un hotel « lonely planet », ça nous fait bizarre de nous retrouver avec d’autres touristes occidentaux. Mais ça nous fait plaisir d’avoir des chiottes à l’européenne !IMG_5006

– Un badaud dans la rue : Hello ! Where are you from ?
– France !
– Oh France ! Football, very good ! Griezmann, Zidane, Platini !
– Yes ! And Guivarc’h and Bernard Diomède, very good !
– Yes, OK ! Welcome in Iran !

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Isphahan nous plait, c’est un peu la ville iranienne du vélo. Il doit  bien y avoir 1 vélo pour 300 voitures ou motos, ce qui est énorme.

C’est des vélos utilitaires, comme j’aime. Ils viennent de Chine, ce qui ne fait pas si loin quand on y pense. On flâne sur la grande place et dans les bazars, observons les ateliers où les femmes peignent avec précision de minuscules motifs et où les hommes martelent le cuivre.

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On boit de l’eau de rose ultra-sucrée et -enfin !!- des milkshakes à la banane ou au melon. IMG_5105Un soir, on pique-nique sur l’herbe, comme font les iraniens. Il y a beaucoup de monde dehors à la nuit tombée, quand il commence enfin à faire plus frais moins chaud. Les gens sont calmes, c’est serein et très convivial. On se dit qu’en France, on aurait une chance sur deux d’être assis sur une crotte de chien et qu’il y aurait inévitablment des cassos avec des enceintes portables et un beau stock de Kro qu’ils laisseraient en partant, dans l’espoir qu’elles germent enfin et produisent le fameux « arbre à binouze ».

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5h de bus aventure de l’extême nous ramène alors à Teheran. On retrouve avec plaisir notre « chez nous » et notre gentil Mohamed qui insiste toujours pour nous faire à manger. Il adore les patates, alors on adore Mohamed. Les Transatos obtiennent enfin leurs visas ouzbek pendant qu’on fait une dernière lessive, les courses et cet article. On a hâte de remonter sur les vélos même si on risque d’avoir très chaud pendant les 3 ou 4 semaines à venir.

un sosie de Fernandel

un sosie de Fernandel

Ah, j’allais oublier le rat crevé. Faut que je vous laisse, Benoît me propose qu’on se les astique ensemble. J’espère qu’il parle des chaînes de vélo. A bientôt.

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