Panardos Reloaded – En route pour 2020

 

Bonne année à tous, chers followers ! Santé, bonheur, pognon, révolution, tout ça tout ça.

Voilà, fin des politesses, passons maintenant aux choses passionnantes : nous.

Pour ceux qui, ces 2 derniers été caniculaires, ont passé des vacances pourraves dans des campings pourraves, donc pas chez nous dans notre camping de ouf du Cotentin, voici un résumé de nos lifes 2.0.
Je vais faire vite, c’est pas du vélo donc très peu d’intérêt. Le récit sera entre-coupé de témoignages Google Business pris au hasard.

La première saison (2018) a été difficile : nouveau job hyper différent, grosse amplitude horaire, zéro vie sociale, zéro week-end, zéro cantoche, des chiottes à nettoyer tous les jours… De toute façon, c’est chaud la vie normale après un long voyage, déphasage total. On est resté ouvert jusque fin octobre et on a bien regretté vu la météo de dingue qu’il y avait eu cette année là. On mourrait d’envie de repartir à vélo et de mettre un gros bout de route entre nous et l’horizon.

Pierrot T. – Ardennes :  » Nous sommes restés 3 jours dans ce superbe camping, les gérants sont d’une beauté stupéfiante mais un peu cons, on est parti sans payer et sans tirer la chasse, ils n’ont rien grillé. »

Après 3 semaines de vacances vélo en Sardaigne en novembre, on a enchainé une bonne partie de l’hiver à bricoler notre camping et le mettre à notre gout : gros gros rafraichissement du sanitaire et nouvel accueil. L’accueil, on croyait que ça serait rapide, on l’a fait au dernier moment, pif paf pouf, on abat une cloisons, on refait le sol et c’est bon. Au final, on a refait du sol au plafond en passant par les murs et le bureau.

Maman Fred – Chantilly :  » Je croyais avoir déjà vu la plus belle chose au monde à la naissance de mon premier fils, mais non. Ce camping est beau sa race, c’est abusé. On y est aussi bien que dans une gouèstouze thailandaise, je reviendra. »

Avec tout ça, on a découvert la plomberie, un peu l’életcricité, le montage de terrasse de mobil-home, le carrelage, la menuiserie, le ciment, l’enduit (en hiver humide, un régal) et la peinture évidemment, ma chouchoute, j’adore. Plus tu craques, plus t’en fous partout et plus faut nettoyer après. Merci à mon père d’avoir été mon esclave pendant qu’Ophélie restait au chaud à s’amuser (révisions des contrats, paperasse,autorisations d’aménagement, paperasse, passage en 3 étoiles, compta, paperasse…)

Yoann M. – Chantilly :  » Passé la gueule de dépressif des gérants lors de leur première saison, le camping est sympa. Il y a plein de mec en uniforme militaire dans la bourgade, ça me rend tout chose. »

Et juste avant la réouverture début avril 2019, des bonnes grosses tranchées pour électrifier des nouveaux emplacements, youpi. Pas du tout stressant d’avoir de la terre à nu juste avant que des camping-car de 4 tonnes viennent y poser leurs roue.

David et Marjo – Yoco les Oibs :  » Séjour totalement foiré, on était venu avec nos K-Way et nos bottes et on a été obligé d’acheter des maillots de bain et de la crème solaire. Et nous n’avons toujours pas digéré d’avoir été humilié à la pétanque par l’autre branleur à l’accueil. Même si il était hyper bogosse. »

Saison 2019, bien mieux ! 2 mobil-home supplémentaires et 2 adorables caravanes vintage en location. Mais surtout, on embauche une femme de ménage pour les sanitaires.

Alice et Benoit – Wittelsheim :  » Le coin est sympa mais impossible de trouver du Munster, on a du fuir la région. « 

Là, on a clairement basculé dans le patronat. Des patrons en short et en crocs, aucune crédibilité. Et puis on se tape toujours les chiottes des mobile-home.
Comme en 2018, la météo est excellente, le camping se rempli bien. Le Cotentin étant à l’abris des canicules, on a une belle clientèle de réfugiés climatiques. On est passé 3 étoiles en juin, l’inspecteur est arrivé pile au moment ou l’aire de vidange pour camping-car était bouchée pour la première fois. Il a dû trouver ça mignon toutes ces crottes et ces bouts de PQ qui flottait autour de mes bottes.

Béa T. – Ardennes :  » Kikou, j’ai failli perdre la vue en entrant dans les sanitaires tellement ça brille. N’oubliez pas vos lunettes de soleil lol lol lol lol 😉 !!

On a fermé fin septembre et pu profiter de la fin d’été au nord de l’Espagne, dans les montagnes qu’on avait parcouru en 2014, après Ushuaia. De ce séjour, point de récit car c’était plus des vacances qu’un voyage. On retiendra seulement une citation et quelques photos souvenirs.

Frisounette – 17 octobre 2019 – 18h14 :  » Ma mi-molle, elle casse encore des parpaings »

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Voilà pour les nouvelles, merci d’avoir tenu jusque là. Même moi j’ai trouvé ça relou en relisant.


 

Maintenant les news fraiches de chez fraîches, la raison de la réactivation de ce blog merveilleux qui ne devrait parler que de voyage à vélo, rien d’autre.

Nous sommes en Colombie pour un « petit » voyage d’environ 8 semaines, de Bogota à Bogota !! Yeah !!

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Ophélie réalisant qu’elle va passer 2 mois loin de son lit

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Décollage de CDG le 1er janvier à 17h30, arrivée à 22h heure locale à Bogota. Télétransportation, pas du tout l’impression d’avoir voyagé, trop rapide, trop nul. En débarquant de l’avion, on avait l’impression d’avoir fait un petit trajet de rien du tout alors qu’on était de l’autre côté de la planète.
Pour la Sardaigne et l’Espagne, c’était en ferry, c’était beau, c’était voyage, c’était méga apéro dans la cabine, c’était regard lointain dans le sillage du bateau (là ou tu prend toutes les fumées de fuel lourd dans la tronche). Là on se pointe à Roissy, on dirait un supermarché de Dubai : boutiques prout-prout Ladurée, parfums, Lacoste, Fnac bobo, sacs à main… et ensuite c’est Bienvenu à Gataca avec des machines du futur pour lire les passeports et te scanner le cerveau (bizarrement, ça a été très rapide) puis des écrans partout : des Playstations avant l’embarquement, dans l’avion des TV à chaque sièges avec un choix de fou, puis encore des écrans géants à la douane Colombienne. Et tout le monde était collé à son smartphone entre chaque étape. L’ennui est banni, stimulation fictive permanente. Y’a une nana à côté de moi qui regardait ses photos sur son smartphone, y’avait que des selfies (sans un seul bout de nichon en plus, trop naze). Vivement qu’on soit sur les vélos, dans la vraie vie, loin de tout ça.

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J’ai matté Dora l’exploratrice pour bien me mettre dans le bain du voyage aventure. Pas mal, mais je pense que le singe prend du LSD.

On récupère nos cartons de vélos, intacts. M’enfin, peut-on encore parler de carton vu la quantitée de scocth que j’ai mis dessus. On ne nous demande rien, n’importe qui aurait pu partir avec. On change quelques euros en milliers de pesos (1€ = environ 3600 pesos) et trouvons facilement un gros taxi pour nous amener à l’hotel. C’est cool l’amérique du sud, tout est facile, la langue, les formalités, la bouffe, le climat. On est super content d’y revenir.
Tout petit hotel dégoté par Ophélie, une grande maison coloniale de 7 chambres, la nana nous a attendu, il est 23h30. Dire que nous on chiale quand des camping-car se pointent à 20h10…

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La journée du lendemain nous fait atterir, c’est bon, on est bien loin de chez nous. On se balade à Bogota et remplissons nos 3 petites missions : changer encore des sous, trouver un adaptateur électrique et ne pas devenir les mules d’un cartel. Y’a un quartier pour les casa de cambio, un autre pour l’eletcronique. Le quartier de notre hotel, c’est celui des echographies. Ils font des echographies en 4 dimensions, ils sont à la pointe ici.

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Les rues sont pleines de taxi, de mini-bus et de vélos, ça fait plaisir. Des qui se baladent et des qui vont bosser. La Colombie a la réputation d’être un grand pays du vélo, ça se confirme. Y’a des réparateurs de vélo dans la rue, des vélos cargos, des vélos marchands de glace et des vélos de course. J’ai hâte de tomber sur une bicycliteria pour pimper nos tanks avec des bouchons de valves en forme de grenade comme j’ai vu aujourd’hui.

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On retrouve ce qu’on avait vu entre Cuzco et Ushuaia :
– des mamies avec des petites carrioles, vendant des sucettes et des paquets de chips, que tu te demandes comment elles en vivent
– des vendeurs de lacets qui font passer les mamies pour des multinationales
– des vendeurs de calendriers. Le job de rêve, ils bossent 1 mois par an.
– des cireurs de chaussures
– des rabatteurs pour les resto
– plein de boui-boui qui donnent très faim : empenadas, hamburguesas, jus de fruits, fruits frais découpés… De quoi mettre à l’épreuve nos estomacs bionics ou notre stock de PQ, l’avenir nous le dira.

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LE vélo utilitaire, j’adore

 

On reste 2 jours de plus à Bogota pour remonter les vélos, s’acclimater à l’atitude (2600m, Ophélie a déjà retrouvé sa toux de lépreuse hyper énervante), trouver une pompe à vélo, définir un itinéraire, visiter un peu, mais surtout pour partir le dimanche matin, tranquillo au milieu des vélos. On risque de se taper 30 bornes juste pour sortir de la ville, heureusement toute plate et avec des 2 x 4 voies autorisées aux vélo.

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La ville est plaisante mais ça reste une grande ville et les très nombreux miséreux, les hautes grilles devant chaque habitations, les innombrables agents de sécurité ainsi que  la réputation que se traîne le pays rend Ophélie un peu flippée. Elle se voit déjà baillonnée, un rein en moins, à l’arrière d’un pick-up cahotant sur une piste amazonienne. On n’est pas vraiment serein en ce début de voyage, on appréhende. La route devrait avaler nos doutes, comme elle l’a souvent fait.

A bientôt pour du vrai récit de voyage.

Federico y Ofelia

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On voit pas bien mais y’a bien écrit BOGOSSE

 

Nouveau départ – les Pieds au camping

Salut les followers !

Je voulais faire paraître cet article hier, un 4 avril, pile 2 ans après notre départ vers l’Asie, et pile 1 an après notre embarquement dans le ferry pour le Japon. Mais il n’était qu’à moitié écrit et y’avait plein de fautes. Voilà, il est prêt, il reste des fautes, on est le 5 avril (bonne fête Irène) et il est grand temps de vous parler de la chose la plus importante au monde : nous.

« Nouveau départ ??? Que…quoi… ?? Ces p’tits bâtards repartent déjà ? » vont s’écrier certains. Non non non, pas encore, je vous rassure, les vélos prennent toujours la poussière et ne devraient pas sortir avant les beaux jours. Et ça sera sans les sacoches, juste pour la balade et se demander comment on a fait pour rouler sur des enclumes pareilles. Nos enclumes chéris d’amour. Papa vous aime, ne vous inquiétez pas. Papa nettoiera vos chaînes et vous sortira de la cave.

On se baladera en Normandie, dans le Cotentin, tout près des plages du débarquement. C’est joli ce coin là, c’est très vert, des grands arbres ceinturent les champs, on entend des mouettes, c’est champêtre, bucolique, c’est Jean-Pierre Pernaud, on sent la mer, en un mot : c’est kikinou.

On ira d’un village à un autre, se repérant grâce aux clochers des églises. Pour rentrer chez nous, ça sera facile, c’est le clocher sur lequel pendouille un parachutiste américain .

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Et puis notre maison sera commode à trouver car elle est à 300m et y’a écrit CAMPING en gros sur le toit.

Je clarifie : on a racheté le camping de Sainte-Mère-Eglise !!! Bon y’a pas encore nos trognes sur le site internet mais je mettrais à jour bientôt. Et non, il ne s’appelera pas le camping des Panardos car on garde le nom de la commune, le Maire refusant de renommer cette dernière PanarTown. Dommage.

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C’est depuis le début qu’on visait un camping, le mot début faisant référence à très très longtemps, avant même l’existence des Panardos, soit avant le blog, en 2012. Oui, il y a eu une vie avant la bible ce blog, c’est dur à croire. On savait déjà qu’on aurait du mal à retourner dans la matrice après notre année sympathique aux Amériques. On avait un choix à faire à ce moment là.


Avril 2014, de retour d’Ushuaïa

Morpheus1

 

Non mais il est trop mortel ce blog, y’a Morpheus en guest-star !

  • Morpheus (M) : Bonjour les Panardos, je suis…
  • Fred (F) : Morpheus, oh putain ! J’suis l’élu, j’en étais sûr ! J’ai vu défiler les codes une fois sur le Minitel !
  • M : merci de ne pas m’interrom…
  • Ophélie (O) : C’est qui lui ?
  • F : Le gars dans Matrix !! Laurence Fishburne !
  • O : « Laurence », hihihi, c’est un prénom de fille ! T’as vu sa tête ? ça lui va pas du tout
  • F : non mais c’est son nom d’acteur, dans Matrix c’est Morpheus, il a trop la classe
  • O : j’aime pas Matrix, j’préfère Love Actually. Ou Dirty Dancing.
  • F : Rhaaaaaa, on parle de Matrice là ! Un monde manipulé, l’illusion du bonheur, tout ça tout ça
  • O : C’est pas romantique, je préfère quand y’a des bisous
  • M : heu, je peux conti…
  • F : Morpheus, truc de ouf !
  • O : il est moins beau que Hugh Grant
  • M : Je… ?!
  • F : MOR-PHE-US, j’y crois pas !
  • O : elles tiennent comment ses lunettes ? Y’a pas de branches…
  • M : VOS GUEULES BORDEL !!!
  • F : ok, vas-y man, on écoute
  • O : moi j’m’en fous, j’vais lancer une lessive, salut Mordicus.
  • M : c’est Morpheus…
  • O : c’est ce que j’ai dit

Morpheus 2

 

  • Morpheus : Reprenons… N’as-tu jamais fait ces voyages Frédo, qui sont plus vrais que la réalité ? Si tu étais incapable de sortir d’un de ces voyages, comment ferais-tu la différence entre le monde du voyage et le monde réel ?
  • Fred : Trop facile, en voyage, j’ai toujours un peu de cambouis sur les doigts
  • M : Je suppose que pour l’instant tu te sens un peu comme Alice, tombée dans le terrier du lapin blanc.
  • F : On pourrait dire ça. C’était vraiment trop classe la careterra australe, fait chier de retourner au taf…
  • M : Je le lis dans ton regard. Tu as le regard d’un homme prêt à croire tout ce qu’il voit, parce qu’il s’attend à s’éveiller à tout moment… Et paradoxalement ce n’est pas tout à fait faux. Crois-tu en la destinée Frédo ?
  • F : Heu, pardon, mais si c’est pour rejoindre les Témoins de Jehova, ça ne m’interesse pas
  • M (soupirant et se massant les tempes): Crois-tu en la destinée ?
  • F : Non
  • M : Et pourquoi ?
  • F : Parce que je n’aime pas l’idée de ne pas être aux commandes de ma vie.

 

*** Silence ***

 

  • F : c’est moi qui vient de dire ça ?
  • M: Bien sûr ! Et je suis fait pour te comprendre… Je vais te dire pourquoi tu es là. Tu es là parce que tu as un savoir. Un savoir que tu ne t’expliques pas mais qui t’habite. Un savoir que tu as ressenti toute ta vie. Tu sais que le monde ne tourne pas rond sans comprendre pourquoi mais tu le sais. Comme un implant dans ton esprit. De quoi te rendre malade. C’est ce sentiment qui t’a amené jusqu’à moi. Sais-tu exactement de quoi je parle?
  • F : Schyzophrénie paranoïaque ?
  • M : … heu, non, pas vraim…
  • F : Syndrome d’alcoolisation fœtale ? Nan parce que je sais que ma mère a eu le levé de coude facile pendant sa grossesse
  • M : je suis fatigué…
  • F : à moins que ça soit la pécole, ça expliquerait tout
  • M : la pécole ? Qu’est-ce donc ? Est-ce là la clef pour nous délivrer ? Ais-je donc bien en face de moi l’Elu, celui qui nous sauvera ?
  • F (mort de rire) : la pécole, c’est la peau du cul qui s’décolle !! J’t’ai eu !

 

*** grand silence ***

 

  • F : pardon…
  • M (se relevant après un micro-coma) : reprenons, sais-tu exactement de quoi je parle?
  • F : de la frustration au travail ?
  • M : exact, est-ce que tu veux également savoir ce qu’elle est ?
  • F : Oui, même si j’ai pratiqué quelques temps
  • M : la frustration au travail est universelle, elle est omniprésente. Elle est avec nous ici, en ce moment même. Tu la vois chaque fois que tu regardes par la fenêtre de ton bureau ou lorsque tu allumes ton PC. Tu ressens sa présence quand tu pars au chagrin, quand tu reviens de congès, ou quand tu vas te coucher le dimanche soir. Elle est le Monde qu’on superpose à ton regard pour t’empêcher de voir la vérité.
  • F: Quelle vérité ?
  • Morpheus: Le fait que tu es une feignasse Frédo. Comme tous les autres, tu es né démotivé. Le monde du travail comme le dessinent les puissants est une prison où il n’y a ni espoir ni saveur ni odeur, ni assez de RTT. Une prison pour ton esprit. C’est la Macrice.
  • F :  truc de ouf, la Macrice… Les 4 premières lettres désignent donc…
  • M : oui, son créateur. Et son plus grand défenseur
  • F : j’savais que c’était un robot !

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  • Morpheus : Choisis la pilule rouge et l’histoire s’arrêtes là, tu te réveilles dans ton lit, tu retournes bosser dans un burlingue, derrière un écran d’ordinateur, pour un taf qui t’excites autant qu’un poulpe mort.
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Bon ok, je dois reconnaître que ça m’excite un petit peu en fait.

  • M : Pilule bleue, tu te sorts le doigts et tu trouves une solution pour un taf plus épanouissant et peut-être moins chronophage.

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  • Ophélie (revenant de sa lessive, rayonnante, accomplie) : Ah, je suis contente, tout est propre ! Faudra vraiment jeter ton t-shirt bleu à la poubelle ! Et j’sais pas ce que t’as fait avec tes boxers mais y’avait des sacrés… oh des bonbons, j’peux en avoir ?
  • F : Tuttuttuttutt, du calme jeune aveuglée, ce sont les pilules du destin pour s’extraire de la Macrice qui nous enferme dans un…
  • O : La rouge est à la fraise ? J’peux la prendre ?
  • F : Hé ho, tu m’écoutes ? J’suis l’Elu j’te signale !
  • O : c’est des pilules magiques ?
  • F : heu… oui, en quelque-sorte
  • O : elles peuvent faire apparaître des licornes ?
  • F : sors de mon dialogue stp.

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  • F : rhaaaaaa ! Trop dur ! Déjà que j’ai du mal à choisir à la pizzeria !
  • M : « la pizzeria » ? Mais bordel, c’est quoi le rapport ? Je te parle de ton avenir là !
  • F : ça se voit que tu connais pas Côté Sud toi. Bon, ok, laisse-moi le temps de la reflexion
  • M : bien, ce n’est pas une décision facile à prendre, je reviendrais plus ta…
  • F : non non c’est bon, j’ai choisi
  • M : ??!!
  • F : Pilule rouge stp
  • M : Que… ? T’es con ou quoi ? Why ?
  • F : faut qu’on reparte vite à vélo mec, c’est trop important. Alors on va gentiment retourner bosser dans la Macrice, mettre des sous de côté et pour la pilue bleue, on verra plus tard
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oui je sais, je lui ressemble, c’est bon, lâchez-moi


On voulait repartir à vélo, il le fallait, donc c’était plus pratique de retourner dans nos jobs plutôt que de se lancer dans un truc nouveau. J’ai eu un peu de mal à l’avaler mais c’était mon choix et puis grâce à des supers collègues, un fauteuil massant, une cantine 3 étoiles et des horaires cool, c’était pas si terrible, faut pas déconner, et on a fait 2 ans d’entre-voyage plutôt sympa, et j’irais même jusqu’à dire sympatoche, voire sympatochasse.


Octobre 2017 : Opération pilule bleue

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Et là, en rentrant de ce voyage France-Japon-France, on s’est mis à fond sur la pilule bleue et on l’a trouvé rapidement, à notre grande surprise. Dès mi-décembre, c’était réglé.

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Sainte-Mère-Eglise, première commune de France libérée le 6 juin 1944,  à 1h30 du Mont St Michel, à 30 minutes à vélo des plages du débarquement (20 minutes en Azub), juste à côté de l’Eurovélo 4, sur le GR 223, à 3h de Paris en voiture, encore moins par le train.

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Ophélie n’est pas trop dépaysée et moi ça me plaît bien ce coin de France, c’est campagne mais pas trop. On a un beau petit camping 2 étoiles, tout simple, le genre où on se serait bien arrêté en vacance cyclo-camping, en centre-ville avec plein de place et de l’herbe bien tendre pour nos amis les campeurs en tente et nos tous nouveaux amis les camping-caristes (40% du chiffre d’affaire). Y’a 9 mobile-homes aussi pour ceux qui voudront nous aider à rembourser notre crédit plus rapidement.

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2 chambres et 2 salles de bain dans celui-ci. Le camping à la dure.

Oui, car la banque est également devenu notre nouvelle amie avec un prêt dont le montant nous permettrait de voyager à vélo une vingtaine d’année. Ca fait peur, première fois qu’on achète un truc plus cher que nos Azub !

Voilà pour la petite histoire, il me semblait important de partager le cheminement de ce qui a amené les Panardos à devenir une SARL. Véridique, on a choisi ça comme nom. C’est jouissif d’entendre la comptable, la banquière ou le notaire dire « Les Panardos ».  On aura même une carte bancaire et un chéquier « Les Panardos », c’est pas la classe ? Vivement qu’on fasse faire des goodies (stylos, brosses à dents, décapsuleurs, stérilets, tresses de yak, hâches, écorches-chatons, lances-poussins et autres jouets pour enfants).

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Le camping a ouvert le 29 mars, ferme théoriquement fin octobre (sauf craquage des nouveaux gérants => fin septembre) et y’a vraiment plein de choses à faire et à voir autour, à commencer par le musée Airborne à 300m du camping et les impressionnantes célébrations du 6 juin. On vous en dira plus dans un prochain article pour vendre notre came et vous faire découvrir le camping et la région. Vous apprendrez, comme moi, qu’on peut passer des supers vacances dans le Cotentin, même sans être fan de la chose militaire. Et d’ici là, j’aurais peut-être à nouveau un appareil photo et pourrais vous mettre autre-chose que des clichés choppés sur le net.

 

En attendant, je peux déjà vous parler de notre tout nouveau métier atypique. Travailler en couple n’est pas chose aisée à ce qu’on dit alors on se répartira les tâches. J’ai proposé à Ophélie de m’occuper du planning, elle a accepté. Le coup du siècle ! elle n’a rien vu venir !

Voici d’abord celui d’Ophélie. En jaune, les obligations professionnelles. En vert, les moments de détente.

Planning O

Cliquez pour agrandir

 

Et le mien. J’adore le vert, c’est ma couleur préférée.

Planning F

Tous les matins, pendant 6 ou 7 mois sans week-end, ni RTT, ni CP, ni jours fériés, Ophélie va donc officiellement devenir une Dame Pipi, elle sera dans ses sanitaires avec son tablier et ses crocs blanches.

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J’ai proposé Mademoiselle Caca mais elle accroche pas.

Oui, parce que faut pas croire, ça a l’air sympa gérant de camping mais on passe pas mal de temps à nettoyer des chiottes. Et des fois ça bombarde sévère.

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Quant à moi, ça sera pantalon beige, chemisette bleue et casquette rouge. Vous voyez le tableau ?

Forrest Gump (1994)

Avec Forrest, on ne partagera plus seulement les même initiales. Entre autres.

Pour de vrai, on se partagera équitablement les tâches de merde, sauf la comptabilité, Ophélie adooooore et moi ça me donne de l’eczema. Pour les toilettes, j’ai personnellement découvert un monde. J’avais jamais fait avant. Comme beaucoup de mec, je croyais qu’un petit lutin venait la nuit pour nettoyer les toilettes et la salle de bain. En fait non, c’était Ophélie, et puis avant mon père ou ma mère, dingue !

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Un monde peuplé d’éponges, de chiffons, de serpillières, de vinaigre blanc, de gants Mappa et de bicarbonate de soude. Un monde dans lequel des gens militent pour que les hommes pissent assis, chient bien droit et utilisent la… heu…le… heu… le bidule par-terre. Renseignement pris auprès d’Ophélie, il s’agirait de la « balayette à chiotte ».

Bon, je vous ai assez fait rêver comme ça, le mieux sera quand même de venir nous voir, on vous attend.

A tantôt.

Les Panardos

www.camping-sainte-mere.fr