Les Pieds en Turquie

 

  • 13/05/16  Le Pirée – Samos en ferry
  • 14/05/16  Samos – Kusadasi (Turquie) en bateau
  • 15/05/16  Kusadasi – Sultanhisar = 103 km
  • 16/05/16  … – Pamukkale = 102 km
  • 17/05/16  Pamukkale = visite
  • 18/05/16  Pamukkale – Bayiarlant = 36 km / +1300m !!
  • 19/05/16  … – Baklan = 52 km / +750m

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On quitte donc mon père et le Pirée et embarquons dans un gros ferry. Sur le port, il y a un paquet de réfugiés. En les observant du bastingage, je me dis à nouveau qu’on est vraiment des veinards d’être né au bon endroit.

Le ferry part à 16h pour nous débarquer à Samos à 3h du matin. Génial comme horaire, t’es sur d’avoir une bonne nuit réparatrice. Grâce à notre expérience du ferry Lidl à Venise, on se chope fissa 4 fauteuils et une table et passons une bonne soirée. En collant 2 fauteuils face à face, ça fait un p’tit lit confortable, faut juste prendre son temps pour se déplier quand on se réveille, histoire que tout soit dans le bon sens. Quel bonheur le doux bip bip de la montre à 2h30.

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A Samos, on n’a aucun plan pour dormir, on se disait qu’on allait trouver un coin sympa pour poser la tente et faire une grasse matinée. Mais on n’avait pas prévu qu’il ferait nuit à 3h du matin et que la nuit, bah on voit que dalle. C’est dingue non ?  Alors on file vers la ville, tentons notre chance à l’hôtel, des fois qu’il ferait 80% de réduction, et finissons finalement sur des bancs, à peine abrité d’un vent très fort.

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On arrive quand même à pioncer jusqu’à 8h, bercé par le clapot des bateaux de pêche et le tintement des canettes de bière roulant sur le trottoir (n’oublions pas qu’on est en Grèce). Le bateau pour la Turquie ne partant qu’à 18h, on passe la journée entre boulangerie, bar, resto et banc, à l’abri du vent et de la pluie. La pluie, on en aura eu plus en 3 semaines de Grèce qu’en 4 mois d’États-Unis. Ils sont trop fort les ricains, même en météo.

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Ensuite, c’est un petit bateau qui nous emmène sur les rives occidentales de la Turquie, à Kusadasi. Un coup de tampon par un douanier accueillant et souriant comme Bernard Cazeneuve et nous partons en quête d’un logement. On est trop fatigué pour jouer les économes et allons au 1er hôtel. On tombe sur Mr Happy le gérant, un gars en or qui adore les cyclistes.

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On négocie une chambre à 20€ avec le petit déjeuner. Et quel petit déjeuner le lendemain matin ! Sur le toit de l’hôtel avec vue sur la mer : œufs au plat, tomates, concombres, olives, fromages, pain, confiture, nutella, miel, fruits frais et thé/café à volonté. Tout un tas de bonnes raisons nous faisant décoller qu’à 11h.

On attaque d’emblée par une côte et on sue en partie à cause de la chaleur, en partie à cause de ce qu’on trimballe dans nos bides. Arrivés en haut, on se tape l’arme ultime des coups de pompe : un coca frais. C’est là qu’on se transforme en machine à pédaler et on avale les 100 km avec cette seule pause, sans rien manger.

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On roule sur de la 2 x 2 voies à gros trafic et traversons des grandes villes, dont l’une de près de 400 000 habitants. Une horreur mais c’est plat et on a le vent dans le dos. C’est notre 1er jour en Turquie et on n’est pas du tout chaud pour faire un bivouac le soir. Surtout que les gens nous disent que c’est dangereux, qu’il faut faire gaffe. On saura par la suite que c’est faux.

Alors on vise un hôtel. Le mec réclame 55€ avec petit dej, on dit 30€, il refuse et accepte quand on repart (Ophélie retenant ses larmes). Chambre grand luxe avec un matelas d’un confort attachant. Imaginez un tapis de petits chatons désossés et fourrés de ouate, c’était exactement ça. Sans les affreux miaulements, heureusement.

Au p’tit dej, on rentabilise comme on peut mais l’estomac n’est pas extensible à l’infini. Contrairement à la croissance économique.

On n’avait pas prévu de dormir autant à l’hôtel mais on en avait besoin et on arrive jamais à être accueilli par le biais de Warmshower : pas de réponses ou réponses négatives, à chaque fois. Italie, Grèce et Turquie, même combat, on fait choux blanc. Espérons que la roue tourne.

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Pamukkale en vue

Le lendemain, rebelote, re 2×2 voies pourri, re-coca, re-machines à pédaler et re-100 km pour arriver à Pamukkale, avec un finish infâme sur du 12% en pavé. On se dirige vers un camping quand on est interpellé par Suleyman le gérant d’un hôtel. Il parle anglais et on commence les salamalecs. Au bout de 20 minutes, le prix de la chambre est divisé par 2 et nous raquerons 40 € pour 2 nuits avec petit déjeuner. J’avais pas le cœur à baisser plus, nous sommes les seuls clients de l’hôtel.

Malgré les 100 bornes, il est encore tôt et on va flâner en « ville », si tant est qu’une ville puisse être composée pour moitié d’hôtels ou de restaurants. Ce site attire du monde le week-end et en saison et nous comprendrons pourquoi le lendemain.

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On décide d’y aller en fin d’après-midi pour avoir la plus belle lumière. C’est vraiment un endroit étonnant, Pamukkale veut dire « château de coton » en turc. C’est entièrement naturel : l’eau jaillit de 17 sources, plus ou moins chaudes, et dépose du carbonate de calcium qui se solidifie ensuite, formant une tufière. La matière ressemble presque à de l’os. On avait déjà aperçu ce phénomène à Yellowstone, en moins jolie.

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Ici, c’est d’un blanc presque pur, mis en valeur par le bleu des bassins et le vert de la vallée en contrebas.

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En haut, il y a les vestiges de Hiérapolis, une cité thermale antique. Le théâtre est dans un état remarquable, contrairement au temple d’Apollon dont il ne reste que les fondations. Mais bon, faut pas charrier, l’Apollon il a déjà un super temple à Delphes.

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Il y a aussi une piscine antique. C’est un truc à touriste, vraiment pas donné mais on s’est fait plaisir sans regrets. Au fond du bassin, il y a de véritables colonnes de l’antiquité et l’eau est celle des sources, à 36°C. Ça nous remet les jambes d’aplomb pour la suite.

Et il valait mieux vu le profil de la route sur Openrunner : 12 km de montée à plus de 10% de moyenne ! Mais c’est ça ou la 2×2 voies sans intérêt. On appréhende beaucoup cette étape : peur de la chaleur, peur de ne pas trouver de ravitaillement, peur que ça soit trop dure. Des peurs à la con. En fait, ça se passera au poil.

On ne part qu’à 9h30, il fait déjà 25°C mais ça se refroidira avec l’altitude et le vent. L’échauffement consiste en 1 km à 8%, ensuite on attaque le sérieux : 10% la plupart du temps, des passages au delà de 16% et un défi à 18%. Ophélie ne poussera le vélo qu’une seule fois mais je suis obligé de la dénoncer.

Ça fait du bien de se retrouver seul sur la route. Un gars donnera des fruits à Ophélie (moi, j’peux crever), l’occasion de gouter un truc inconnu : l’azerole. Un délice, et je dis pas ça juste parce que c’était gratos.

On finit de grimper au milieu des pins, à plus de 1200m, et arrivons sur le plateau Anatolien. On continue un peu au milieu des champs et des villages turcs hors du temps : femmes en pantalon bouffant, vieillards en costume marchant péniblement avec une canne, vieux tracteurs, petites fermes en plein village. Les gens sont souriants mais semblent un peu timides parfois. On se plait à penser qu’on est les premiers vélos couchés à passer par ces routes qui ne sont même pas indiquées sur notre carte. On navigue au GPS, il n’y a pas de panneaux.

Le bitume s’arrête, le vent se lève, le tonnerre gronde et la pluie nous fonce dessus. On se croirait sur notre Carretera Australe chérie, nostalgie.

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L’averse passe rapidement, on fait le plein d’eau de source au village suivant et posons la tente à 16h dans un coin sympa, entre champs de blé vert et champs de sauge. On s’endort comme des masses et faisons le tour du cadran malgré 2 visites de nos amis les Kangals : le fameux chien de berger du coin, aussi appelé « lion d’Anatolie », l’un des rares clébard à faire le poids de mon vélo avec les sacoches. Ceux-là viendront aboyer près de la tente, rien qu’au son, on devine que c’est pas des yorkshires. Ils ont l’air beaucoup moins bête que les chiens grecs et partiront en me voyant sortir de la tente. En boxer et avec la lampe frontale, ils ont du me prendre pour un extra-terrestre.

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Il ne fera que 6°C sous la tente, un délice après ces jours de chaleur.

Le lendemain, on avance cahin-caha au milieu de la campagne anatolienne. A la sortie d’un village, on goute enfin à l’accueil turc, on commençait à désespérer. Un groupe de vieux attablé à un bar nous invite à boire le çai (thé). On fait la connaissance de Mehmet, Yusuf et consort, autant qu’on peut avec nos 3 mots de turcs et mes notions d’allemand. Pas facile de parler quand on ne sait dire que « bonjour », « au revoir », « merci », « 15 », « ou sont les gésiers » et « avez-vous un tiroir ». C’est hyper frustrant de ne pas pouvoir communiquer pleinement. Un 2eme thé et nous repartons en serrant les mains de tout le monde. Des mains calleuses, certaines manquant de doigts. Des mains d’anciens paysans.

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Une pause dans un autre village ou nous faisons quelques courses dans une gargote. Comme au Pérou, on ne trouve que des cochonneries (chips, Fanta, gâteaux…) et presque aucun fruits et légumes. Mais il y a tout de même des frigos et on se tape un peu de fromage et de yaourt pour enfants.IMG_3446

On nous offrira le thé et le café, trop sympa les vieux. Je sais pas comment ils font avec cette chaleur pour rester en chemise-pull-veston-pantalon-béret.

On redescend un peu et décidons de rejoindre un plus gros axe, histoire de profiter d’un bon goudron et du plat. A la sortie d’un village, au niveau de l’intersection avec la route, j’attends Ophélie. Elle n’était qu’à 50m derrière mais rien ne vient dans le rétroviseur. Bizarre…

La suite, c’est une histoire mêlant un docteur, un kangal et un séjour à l’hôpital.

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A bientôt

 

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51 commentaires sur “Les Pieds en Turquie

  1. Et en plus, il a le sens du suspens!!! Hitchcock n’a qu’à bien se tenir. Ne nous laissez pas languir trop longtemps tout de même!

  2. c’est pas possible cette fin…. espere qu’Ophelie va bien car là tu nous mets les fouettes!!! j’attends de vos nouvelles comme une serie télé. c’est génial. merci pour toutes ces photos et ces textes qui nous font voyager.
    gros bisous, surtout à Ophelie!!!
    claire (de la couture du mercredi!!!)

  3. Frede la fin du récit m’inquiète.
    Tu n’as pas échangé Ophelie contre un saucisse purée par hasard ?

  4. J’étais tellement scotchée que je ne trouvais plus les commentaires! J’espère qu’Ophélie va bien. Bise à elle!

  5. Pas mal, le cliff hanger : On attend évidemment la suite avec impatience, qu’est-ce qu’Ophélie a bien pu inventer pour se faire remarquer ?
    (PS : Dans ce domaine, Irène est spécialiste, ça va être dur de trouver plus costaud que la chute de chameau et tout ce qui s’ensuivit…)

      • Puisque (sauf si le suspense en cours change vos projets) vous devez arriver du coté de Goreme, en Cappadoce, rendez-donc visite à Jillian, vous ne le regretterez pas. On parle d’elle ici : http://cyclomigrateurs.fr/la-cappadoce-intramuros/
        Pour la trouver, demandez à Christine, à la pension Köse. Accessoirement, demandez aussi à Christine si elle a finalement reçu notre colis Amazon, qu’on a attendu fort longtemps, on a fini par partir sans. C’est un compteur pour vélo (évidemment) grand luxe : Altimètre, pourcentages des côtes, météo, tout ça. Si elle l’a, gardez le, utilisez-le, nous on a finalement racheté le même en France.
        Enjoy !

        • C’est bien noté ! Le compteur, ça doit être le même que j’ai (VDO MC) mais on va tenter quand même.
          Pour la pension, Ophélie l’avait repéré dans son guide mais à 100£ la nuit, y’a plus de chance qu’on aille au camping.
          Signé le responsable du budget

    • pffff mais tout le monde espère secrètement qu’Ophélie s’est fait arracher un bras. Tant qu’il en reste un pour faire la vaisselle

  6. Un peu stressant ces mots de la fin quand même. J’espère qu’il ne faudra pas attendre une semaine pour savoir comment va Ophélie…

  7. C’est pire qu’un thriller ton récit…j’ai hâte d’avoir le fin mot de l’histoire, me doutant bien qu’Ophélie a du croiser le chien, et vlan dans le décor turc.
    Super les reportages et photos, vous nous faites plaisir Plein de bisous

  8. Alors là !!! ….. Un super épisode plein d’un humour peu ordinaire , et que de belles photos ou bien cela tient aussi a la découverte des coins traversés et surtout des portraits des gens rencontrés . Bien vu votre Follower vivant qui pourrait ainsi sugir à tout moment !!! Bravo pour cet article et sa conclusion qui donne envie de connaître la suite impatiemment …

  9. Facile de deviner la suite de l’histoire :

    Dans une montée, Ophélie pédale dans la roue de Fred. Il fait beau, le vent pour une fois souffle dans le bon sens. Tout à coup, elle entend du bruit dans les fourrés. Elle tend son bras a droite, freine et se range sur le bas coté. Elle descend de son vélo et enfile son gilet jaune.
    – Fred, arrête toi, y’a un truc dans l’herbe
    Ce dernier, écouteurs dans les oreilles, ne l’entend pas et continue son ascension.
    – Ce crevard va encore arrivé avant moi à la pause. Sure qu’il va encore se goinfrer de grany à la noisettes et me laisser ceux aux raisins, ceux qui sont dégueu. Ah, j’enrage … !!
    Tant pis, pour les grany. Poussé par la curiosité, Ophélie s’approche des fourrés. En écartant les hautes herbes, elle découvre un jeune chiot kangal de quelques jours, certainement abandonné par sa mère et qui semble mourir de faim. Comment prendre soin de ce petit être se demande-t- elle. Elle se souvient avoir croisé sur la route, il y a 20 kms environ un hopital de campagne. Elle se débarrasse alors des choses qu’elle juge non indispensables : protection solaire, pot de nutella, thermarest non troué et ménage dans sa sacoche un nid pour la petite bête. N’écoutant que son courage, elle dévale la côte et retourne sur ses pas. Arrivée devant l’hôpital elle demande à voir le médecin chef. Un homme beau, musclé, la trentaine …

    Hein…, comment ça, ça ne s’est pas passé comme ça. Et ben vas y Fred, raconte alors …

    • Ah bon elle n’a pas pensé, en bonne Normande élevée au lait frais, a tout de suite donner le sein au bébé kangal. Et la suite bien sur arrachement du téton et d’une partie du sein par le nourrisson vraiment affamé puis médecin sur le bord de la route enduisant tout ca de miel et confiture de figues et finalement hôpital ( classique…). . je rejoins la suite sur la plastique du médecin turc en rajoutant juste soigneusement épilé, car ces gens sont parait il assez velus , ce qui les amène du coup a transpirer abondamment. J’attends aussi la version de Fred nous composant sur le grill un fameux  » gare au kanga a a a a-leu.. »
      Merci Bea pour cette idée de suite. Quelle belle initiative.

    • Très bonne suite de Béa, tout a fait plausible en plus… ! Bravo!
      Sinon, une version plus acrobatique…
      Ce chien trop grand à coté de l’homme trop petit sur la dernière photo sans doute, sont-ils les personnages concernés… Est-ce que la corde tenant l’animal y serait pour quelque chose dans un probable accident d’Ophélie ?
      Le chien fou de rage d’avoir vu passer Fred à toute allure aurait bondi sur la route faisant avec sa laisse un obstacle pour Ophélie qui se pris le cou dans cette corde tendue, à en faire 3 tours autour avant de retomber sur le dos du chien géant ?

      • …. qui du coup en a profité pour lui boulotter la jambe droite, forcément, kangal oblige!
        Qu’est ce qu’on se marre sur ce blog, ya que Fred qui dit rien, pourvu qu’il lui soit rien arrivé à l’hôpital à lui non plus, beau gosse comme il est… n’oublions pas qu’on a affaire à des turcs , la vache, j’en ai froid dans le dos rien que d’en parler.

        • J’espère quand même qu’il y en aura un peu plus tard du catch… 😉 Contente que tout aille bien quand même !!!

    • Très très plausible jusqu’au Nutella. Elle ne lâchera jamais un pot encore léchable.
      Et sinon, Béa, si tu nous en disait un peu plus sur ton fantasme humide du docteur Turc ?

  10. Le cliff hanger de malade ! 1 semaine sans nouvelles, on avait pensé à deux hypothèses : soit la petite passerelle en bois très sinueuse (si,si…) de Pamukkale vous avait été fatale, soit vous abbatiez des étapes de 200 km/jour, et on espérait tous les soirs vous voir arriver dégoulinants et puants à la « porte » du camping de Goreme. Mais le chien veau, on n’ y avait pas pensé… Bon, on croise les doigts pour que ce ne soit pas plus grave qu’Ophelie sauvant un Kangal des griffes d’un docteur trop agressif et le conduisant sur son porte bagage à l’hôpital le plus proche. Sinon, si on peut faire quoi que ce soit pour vous aider (sauf faire demi-tour en bus pour porter vos sacoches) dites le. On a des contacts qui parlent bien français ou anglais et peuvent faire traducteurs. On espère que ça va bien.

  11. Tous y est, le récit les photos et ce suspense terrible à la fin…où est Ophélie ? Je ne connaissais pas cette race de chien Kangal ils ont l’air affectueux ..mais surtout impressionnant ..en tous cas, vivement la suite du récit.

  12. quel récit , superbe! Pour moi le meilleur épisode de la série pour l instant. Les 12 km de côte à plus de 10% avec tout votre barda m ont fait mal aux cuisses. Je ne connaissais pas les kangals , impressionnants, avec mes roues de 20 pouces je pense que je passe dessous sans toucher. J espère que c est le kangal qui est parti à l hôpital.. ( on se rassure comme on peut . )

    • Moi je pense que c’est le toubib qui s’est pas remis de la dérouillée que lui a passé Ophélie qu’avait pas supporté que son molosse lui aboie dessus. Quand au Kangal il a méme pas été admis à la clinique véto car il a succombé pendant le transport aux morsures que Fred lui a infligé quand il a voulu ( ce con ) s’attaquer à ses sacoches toutes neuves. Remarque ca lui apprendra a venir nous faire chier en plein blog à ce clébard. Y se croît ou? Dans son Anatolie natale? N’importe quoi!

    • Avec tes roues de 20 pouces, je pense que ton visage serait pile à la hauteur de ce que tu ne voudrais surtout pas toucher. Pas plus que le chien

  13. Sinon qu’il est chouette ce blog. La narration est top. Quel talent. On se régale. En .meme temps on est forcément un peu desespéré que la vie n’ait pas assuré une meilleure réussite que le tshirt qui pue à un pareil talent. Et que notre si prometteur François n’ait pas pu rétablir la situation au moins en lui donnant des tshirts respirants ! Saloperie de crise ! Allez les gars on va pas se laisser enmerder par des kangaux… qu’on sait même pas encore ce que c’est.

  14. Si vous saviez !
    Des paris sont ouverts en France, pour la suite de l’histoire… ! C’est la folie la plus totale !
    Actuellement, chez les bookmakers, la chute d’Ophélie lors d’une descente endiablée, parce qu’un de ces p….. de brutus lui a traversé devant le nez est à 2,3 contre un.
    Perso, j’ai opté pour le 79 contre un, une histoire de sodomie et de déchirure anale… (c’est vrai qu’ils sont costauds les bestiaux…)

    • Et Fred qui répond toujours pas! la galère, même Pierrot en devient graveleux surmontant le coté chic parisien de ce blog de légende bientôt inscrit au programme de la trentaine des maternelles ziziPierrePerret.

  15. Ok tu veux qu’on se la fasse facon meryl streep-redford dans « out of africa » cest ca?
    Donc étirement des phalanges… et en avant pour la tartinade….

    Donc Fred voit plus ophélie dans son rétro :
    « …. qu’est ce qui se passe encore! zut j’ai la fringale et c’est elle qui a le tablerone; va falloir quand meme que je vois ca. Quellle dommage, belle descente j’allais faire une perf pour éblouir les tartineurs du blog. Ces nanas c’est vraiment pas fiables; enfin je vais quand meme aller voir; on est au début du voyage faut pas déconner, je peux encore avoir besoin d’elle quand on en sera aux gastros. …Putain m’a fallu 53,5 mètres pour m’arreter. J’espére que j’ai pas trop usé ma jante.. quelle merde! bon personne sur la route ; manquerait plus que je me prene un putain de camion turc pleine vitesse; sont tellement tarés ces mecs…(et pas que sous les tunnels..) Bon ca y est, jsuis du bon cottté de la la route, ya plus qua y aller.
    Oh putain, c est vrai se ca descendait pas mal. je vais en baver, jespère que c’est pas une blague sinon elle va m entendre ophé…. tiens ce soir je la chasse de la tente par exemple ! non c est pas bon car il va encore faire froid et elle me tient chaud. enfin je trouverais bien un truc (et non pas un turc ca jai corrigé moi meme la faute , tu vois Tartinator, je m’améliore ); ah la vache! quest ce qu’on gamberge dans les montées. c est simple j en ai mal à la tete des fois. Pas l’habitude forcement, moi mon fort ces surtout mes mollets; qu’est ce q elle fout ophé bon sang va falloir que j’aille jusq au bout de cette putain de cote!
    Et ces bords de route, quel saletée (lol). Zont rien a enviér aux grecs ces cons! et ca … non je peux pas le dire, ca pourrait choquer la gonze huppée des transats…. enfin assez degueu quand meme, pas facile les montées on a le temps de tout voir et meme respirer.
     » Au debut jai cru à un mirage. Mais maintenant je commence a distinguer clairement a 50 m une sorte de flaque. c’est surtout les 2 chiens qui y boivent qui me fait penser a ca. Va falloir que les fasse fuire ! ce sont encore des sacré molosse ces clebs! qu’est ce quelle me fait pas faire cette ophé ; bon allez je commence deja a hurler, pour voir ; ca a l’air d’avoir attirer leur attention mais pas plus; va falloir que je me lève et que je sorte l’opinel de papa-suiveur; pourvu que ca marche. Merde en voila un qui vient vers moi! « putxx de putxx » vite un caillou! la j’suis content de leur putain de bas coté poubelle ou on trouve tout; si ca suffit pas les caillasses au cas ou, j’ai meme un bloc moteur de duplo grec à leur foutre sur la gueule..  » Bon je l’ai echappé belle … c’est pas passé loin … mais au 3eme caillou j’ai fait mouche et le clebard est parti en chialant et du coup son copain l’a suivi; j’ai eu du pot car finalement le bloc moteur pesait une tonne!
     » Alors voyons ca … oui effectivement ya bien une marre de sang et… merde une sacoche à moitié éventrée ; ah la poisse, une sacoche toute neuve et la muta huta a moitié sortie ! pourvu qu’elle n’est pas morflée! ces chiens c’est vraiment la merde je regrette les alpagas des andes j’vous le dis! et ca plus loin dans le fossé? et oui c’est ca ! le vélo d’ophélie ! quelle merde, si ca se trouve il va avoir une roue voilée et va falloir encore que je fasse le mécano; elle déconne vraiment cette ophé! mais pour qui elle me prend! ca va barder; forcément ya des limites non? le lin ok mais la sauge je l’ai pas écrasée….
    Mais au fait elle est ou l’ophélie ? quest ce quelle me fait encore ; et pourquoi elle a saigné un molosse sur la route alors que cest moi qui avait lopinel de papasuiveur ? ouh la je gamberge trop ; Fred, fais gaffe faut te ménager, les boyaux de la tete c’est fragile. En plus elle va pas se planquer pour me faire des miches comme à venise, tout de meme! ophé tu es ou???? dépeches toi ya du boulot regarde ca le bordel ! et on fait chuter la moyenne bon sang !! Opheliiiiiiiiiieeeeeeeeeee???
    …. à vous

  16. waouu ça commence bien la Turquie.
    Bon résumons le texte que je viens de lire.
    Vu que le budget hôtel commence à flamber, notre couple d’aventureux arrivera t’il à finir le voyage.. ? la solution est encore loin mais je suis sûr que notre Fred grattera la terre avec ses ongles… heu non, fera gratter la terre par Ophélie pour trouver quelques pépites d’or à négocier contre quelques biftons.
    Un bain dans la piscine de Pamukalé, je crois même me souvenirs que l’eau était pétillante au plus près de la source. Je me souviens aussi qu’il y avait un court circuit dans l’éclairage au fond de la piscine et qu’on pouvait ressentir quelques picotements en nageant… mais ça c’était il y a 15 ans.
    Bon parlon de la séquence chien :
    Le coup de la sortie de Fred en calbard pour faire fuir les gros chiens au milieu de la nuit… c’est du Fred à vouloir nous faire croire à son mimétisme de Rambo avec une lampe frontale… On sait tous que la vraie version, c’est que les chiens se sont barrés en se tordant de rire en voyant la scène de se touriste flottant dans son calbute.
    La 2e séquence chien/suspens par contre fait moins rire. ça nous rappelle l’attaque du chien sur le flanc d’Anne-Marie lors de notre passage au Pérou. Bon vite la suite qu’on sache de quoi il retourne…

  17. Le « château de coton »… ça fait rêver n’est-ce pas !!! 🙂
    Bon la fin de votre récit beaucoup moins… j’espère que notre Présidente se porte bien?? Gros bisous à tous les deux

  18. RRRRoooooooo……… (expression très très locale)
    en tapant ‘Kangal’ sur internet voici une partie de la description : « Caractère : Protecteur, Alerte, Calme, Maître de soi, Sensible, Indépendant »
    On dirait toi 😉 du coup je m’inquiète vraiment pour Ophélie !!

    PS : encore merci pour ce super blog

  19. Quel suspens !
    J’ai pensé à toi Fred en voyant ceci

    Je crains qu’il ne te reste plus que ça maintenant …

  20. Arrgh quel suspens !
    Bon mi a part ca , on retrouve le plaisir de suivre vos aventures , de refaire votre parcours sur google earth , de compléter notre blagotheque sur les chatons…

  21. Hein mais quoi ! Qu’as tu fais d’Ophélie ? Je veux une photomobile pour être certain qu’elle respire encore !
    Sinon le réveil à 2h30, c’est mieux ou moins bien qu’à 4 h ?
    (bon trainez pas z’êtes pas arrivé ! pfff, toujours en Turquie en octobre, le grand plateau passe plus ?).

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