C’est reparti, pour de bon !

02/10/13 Cusco – Urcos = en bus

03/10/13 Urcos – San Pedro = 81 km (7000 km au compteur !!)

04/10/13 San Pedro – Aguas Caliente (après Sicuani) = 48 km

05/10/13 Aguas Caliente – Ayaviri = 86 km (col à 4338 m)

06/10/13 Ayaviri – Juliaca = 99 km

07/10/13 Juliaca – Puno = 48 km

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D’abord, commençons par ce qui intéressera les futurs voyageurs et autres geeks (prononcé jique par ma Maman) du vélo qui nous lisent : les quelques modifications sur nos beaux Azub 5.

  • Chaines propres, lavées au gasoil chez Roy et Ann : on gagne en fluidité, y’a pas photo. J’avais des grosses chouquettes dans les guides-chaine.
  • Nouvelles roulettes : prototypes offerts par Azub, on est leurs crash-test dummies. L’axe f ait 8mm au lieu des 10 d’origine et la roulette est dentée. On vous dira ce que ça donne. A 1ere vue, c’est pas mal mais celle d’Ophélie ne coulisse pas sur son axe… On a gardé les anciennes, au cas ou.
  • Patins de frein neufs : les anciens auraient pu faire un peu plus mais j’étais dans une phase bricolage et fallait pas m’arrêter. J’en avais de rechange pour l’avant mais, pour l’arrière, j’ai du en acheter à Cusco. C’était pas cher et je comprend pourquoi : en plastique dur, ça freine pas terrible mais ils dureront facilement 20 000 bornes. De toute façon, y’a que les lâches qui freinent.
  • Nouveau petits plateaux de 20 dents au lieu de celui de 22 : pour continuer à bien mouliner, même dans les pires côtes, même avec le plein d’eau, à 5 km/h. Trouvés sur Ebay US pour pas cher, c’est vraiment bien, ça laisse de la marge quand t’es complètement claqué mais qu’il faut continuer. Ma chaîne saute dès que j’envoie du boudin, j’espère que ça va se roder.
  • Un pneu avant de rechange (Marathon Plus) : en Amérique du Sud, il est presque impossible de trouver des pneus de qualité, d’autant plus pour nos petites roues avant de 20 pouces. Et puis ça donne un look d’enfer à mon spad !!
mattez un peu la plaque à l'arrière. C'est pas la classe américaine ça ?

matez un peu la plaque à l’arrière. C’est pas la classe américaine ça ?

En route maintenant !

L’estomac de Squelettor (alias Ophélie) est enfin d’aplomb, c’est reparti !

dernière photo du marché San Pedro à Cusco

dernière photo du marché San Pedro à Cusco

Après 1 mois sans vélo, on est pas très vaillant. Mais malgré ça et l’altitude, les vélos ne semblent pas lourds et on monte gentiment, sans forcer. En chemin, on croise nos nouveaux amis ricains rencontrés la veille : 3 gars partis il y a 16 mois d’Alaska. Comme la plupart des cyclistes ricains, ils ne se rasent jamais et ils ressemblent aux frères Hanson après 1 an au bagne. Comme la plupart des cyclistes ricains, ils roulent avec des beaux Surly équipés de roue 28 pouces. Résultats : des rayons qui cassent et la grosse galère pour trouver pneus et chambres à air en dehors des USA. Ils sont bien cools et on discute en roulant.P1010163

Au bout de 50 bornes, on est tout de même à plat. Là, on utilise notre botte secrète : le Coco-Colo (= Coca-Cola avec l’accent picard). Un demi litre chacun avec des truites frites et c’est reparti comme en 40. J’ai jamais compris cette expression… ils étaient vraiment motivés les mecs pour aller se faire massacrer dans les tranchées ?

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La route devient plate, on a le vent dans le dos, il fait beau et on boucle rapidement notre étape. A l’origine, on avait prévu de camper à côté d’une source d’eau chaude. Mais y’en a pas en fait et à 25 soles (moins de 7€) la nuit dans un hôtel avec douche chaude, on se laisse vite tenter.

San Pedro

San Pedro

Le lendemain matin, la pluie cesse juste avant qu’on parte. Y’en a un là-haut qui nous respecte.

On roule tranquillement, Ophélie a pas la grande forme et manque un peu de souffle. Comme la veille, on se fait rattraper pas les frères Hanson et on papote. Le soleil tape fort, on chope un coup de soleil en moins de 5 minutes à 4000m. Nos lèvres sont bleues, complètement cramées.

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Après un p’tit sandwich en mode clodo en bord de route, on arrive aux sources d’eau chaude, celles qui existent vraiment. On plante la tente carrément à côté des piscines et on va se baquer pendant 2 heures.

pas dégueu ce spot

pas dégueu ce spot

Bain aromatique

Bain aromatique

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ces eaux guérissent tout, même la dépression...

ces eaux guérissent tout, même la dépression…

On fait la rencontre d’un couple d’Espagnol qui voyage pendant 2 ans en Amérique avec une voiture. On se demande comment se passent leurs journées. Nous, on va mettre 3 jours pour aller à Puno alors que ça leur prendra qu’une demi-journée… On les recroisera sûrement en chemin.

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Il pleuvra presque toute la nuit mais, encore une fois, ça s’arrête quand les demi-dieux que nous sommes se réveillent. On grimpe jusqu’au col à 4338m, grand moment. Rien de difficile vu qu’on est parti il y a 2 jours d’Urcos, à 3000m. Ophélie tire la langue mais moi j’ai une patate d’enfer et je ne sens plus du tout l’altitude, jouissif. On croise des touristes enfermés dans leur car et on n’aimerait vraiment pas être à leur place.

là, on se croyait au sommet...

là, on se croyait au sommet…

... là, on y est

… là, on y est

Ensuite, on vit un moment grandiose que seul le voyage à vélo peut apporter : une longue descente avec un vent de malade dans le dos. On file à 80 km/h avant d’enchaîner sur de looooonnngues lignes droites de plusieurs kilomètres. Ça nous rappelle le Nevada et l’Utah, avec 20°C de moins, donc plus facile.

on sera à Juliaca dès le lendemain

on sera à Juliaca dès le lendemain

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On arrive à Ayaviri en même temps qu’une mini-tempête qui nous fait rouler comme des ivrognes et nous balance du sable dans les yeux. La ville est mignonne et on se trouve un hôtel sur la place des Armes. La chambre est à 60 soles, trop cher que j’lui dit à la nana. Alors elle propose une chambre avec toilette et douche commune pour 20 soles. Ophélie va jeter un œil et c’est ok. On a une piaule avec 4 lits et on ira prendre notre douche dans celle à 60 soles… va comprendre…

Ayaviri, place des Armes

Ayaviri, place des Armes

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vélo-taxi, y’en a partout

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on peut sortir tranquille avec une porte comme ça...

on peut sortir tranquille avec une porte comme ça…

Tard le soir (18h pour nous), on va se prendre un bonne pizza. La bouffe locale est bonne mais au bout d’1 mois de soupe, de riz et de poulet, on sature un peu. En chemin, on croise un touriste blanc et on se dit « Hello » car on est les seuls aliens de cette ville apparemment.

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Le lendemain, il s’avérera que c’est un voyageur à vélo également et comme on quitte le même hôtel, on discutera bien. Il est autrichien et son vélo le prouve : équipement au top avec Rohloff, moyeu dynamo, freins à disque, chargeur de batterie… Il est chargé comme un mulet avec plus de 40 kg, le fou. Comme les ricains, il fait la grosse erreur de rouler en 28 pouces. Il a du s’arrêter pendant 1 mois à Mendoza, le temps de recevoir des pneus neufs, qu’il a monté à l’envers en plus. Il vient du sud et nous dit qu’il a bouffé du vent de face pendant 8000 km, très bonne nouvelle pour nous !

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On se sépare et on file pour une longue étape. Encore des longues lignes droites dans ces grandes plaines mais on ne s’en lasse pas. On croise de loin en loin des petites troupeaux de moutons, vaches ou lamas.

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Il y a également beaucoup de chiens en bord de route, certains nous coursent en aboyant. On finit par s’y faire, ils sont pas méchants, ils protègent leur territoire. Le reste du temps, ils sont juste là à regarder passer les bagnoles et finissent par s’en prendre une. En une journée on verra 6 chiens morts, du genre encore chauds.

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on croise plein de station abandonnées ou en construction, bizarre

on croise plein de stations services abandonnées ou en construction, bizarre

Après 20 km sans virage, on arrive à Juliaca. Et là, le 1er mot qui vient à nos esprits de poète, c’est Juliacaca. C’est moche et ça pue. On dirait que la ville vient d’être bombardée et que tout le Pérou y déverse ces ordures. On se trouve un hôtel à pas cher avec une réceptionniste accueillante comme une porte de prison. M’enfin, c’est vrai qu’on tirerait bien la gueule si on vivait là aussi.

a gauche, des épaves de voiture

a gauche, des épaves de voiture

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Le lendemain, on quitte rapidement ce dépotoir direction Puno. Record battu avec une ligne droite de plus de 30 km ! On ne fait pas de pause, y’a rien à voir, les bas-côté sont pleins d’ordures et ça pue la viande avarié.

on va s'gêner

on va s’gêner

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A un péage, on discute de Juliacaca avec un flic, pour lui « es el caos ». On enchaine avec une longue côte puis la descente vers Puno. En cherchant un hôtel, on tombe sur une nana qui nous interview pour un journal local. Ça me fait un peu peur tout ça… on commence par un petit canard et on finit au JT de Claire Chazal, puis c’est les soirée Jet-Set, la drogue, la sex-tape… ou pire : l’interview sirupeux dans Gala. Du coup, on donne des faux noms : Ofelia y Federico.

Puno

Puno

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le début de la gloire

le début de la gloire

Pas grand-chose à voir ici. On fera peut-être un tour aux Iles Uros demain, mais ça pue vraiment le tourisme de masse. En attendant, Ophélie ronque comme un loir. Elle a le droit, on a bien roulé, n’est-il pas ?

Place des Armes

Place des Armes

Bonus

Les gens sont hyper sympas avec nous. Ils nous saluent, nous demandent d’où on vient, ou on va et nous souhaitent un « Feliz viaje ».

Pareil pour les conducteurs. Leurs coups de klaxon n’ont rien d’agressif, même si c’est pesant parfois, c’est juste pour dire coucou. Quand ils viennent de derrière, c’est pour se signaler. Il y a très peu de boulet qui klaxonne en dépassant.

Le trafic est faible et les véhicules s’écartent bien. Rien à voir avec ce qu’on avait entendu dire, on se sent vraiment en sécurité. La portion Juliaca-Puno n’a rien de dangereux. Sauf si tu tombes sur le bas-côté : tu te relèves avec une vieille couche-culotte collées sur la joue et une odeur de lama crevé.

Ophélie tousse comme une fumeuse, on ne sait pas pourquoi. Bah, ça ira mieux quand on descendra en dessous de 3000m, dans 6 ou 7 semaines. Malgré ça, elle a un beau succès auprès des péruviens : sifflements, klaxons, « Oye Gringa »… et je pense avoir décrypté ce langage :

  • un sifflement = « y’aurait pas moyen que tu payes tes l…. ? »
  • un coup de klaxon court = « Oyé ma belle, ça te dirait un ice-cream avec mon ami et moi ? » (1 point pour celui qui me dit de quel film c’est tiré)
  • un coup de klaxon long = ça a un rapport avec la femelle du chat je pense
  • 3 coups bien vénère = « c’est qui le blaireau derrière ?? Pas ton copain j’espère ! »

Franchement, on pourrait se faire un paquet de fric si Mâdâââme voulait bien passer un peu de temps sur le trottoir. Mais elle préfère en rester là et faire coucou… Allumeuse !!

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18 commentaires sur “C’est reparti, pour de bon !

  1. Encore du lourd. Bravo de nous mettre cette bonne humeur et tranche de rigolade dès qu’on arrive au boulot. Profitez, profitez… quand à Ophélie c’est vrai qu’elle pourrait faire des effort pour ramener un bon pécule pour acheter de vrais freins et pas ceux en plastique ou vous payer une chambre à 60 Soles.
    Le pneu avant tu l’a trouvé à Cuzco? Ton achat sur internet tu a réussi à le faire livrer à temps dans la bonne poste restante (je suppose)…
    Oui étonnant ce récit sur la sécurité ressenti sur la route. Tant mieux ça doit rassurer ma chérie à la lecture de ces lignes.
    Bonne continuité à vous 2…

    • c’est ma mère qui m’a amené le pneu. Je crois que c’est impossible de trouver du Schwalbe en amérique du sud, sauf peut-être dans les capitales ??
      Pour les plateaux 20 dents, j’avais fait livrer chez un warmshower. J’ai jamais testé les postes restantes… ça marche bien ça ?
      Pour les routes, t’as rien à craindre, faut juste être vigilant comme partout. Je te dirais comment ça se passe pour la suite, mais je suis confiant.
      A+

        • Mdr, déslolé, elle sera pas dispo, faudra qu’elle me fasse à bouffer.
          J’avais testé la poste restante en France et ça marche. Je sais pas si j’oserais ici. M’enfin, si t’es bien préparé avec du bon matos, c’est pas nécessaire. Il me semble que ton vélo est pas trop mal, ça devrait aller 😉
          Sauf pour les freins à disque peut-être, là tu cherches les emmerdes 😉

      • ça se discute… pour le frein à disque ce qui est rasoir c’est d’être obligé d’écouter toujours le même album dans les descentes. Y a interet à faire le bon choix… 😉

  2. Bon alors, pour commencer un peu d’histoire…. la guerre des tranchées c’était 1914 et pas 1940. Quand nos soldats sont partis, c’était la fleur au fusil, plein d’entrain, l’affaire de quelques semaines tout au plus et on revient ! Préparez les flonflons et faites chauffer les accordéons ! Si on leur avait dit ce qui les attendait Boris Vian aurait écrit sa chanson plus tôt…
    Bon, après il y a eu l’enlisement (au propre et au figuré), le tout se finissant dans une clairière à Rethondes…
    Du coup, « reparti comme en 14 » c’est un peu y aller sans crainte et plein d’allant.

    Pour la devinette, Al Pacino dans Scarface

  3. Ah, enfin un peu d’action ! Je me marre bien en lisant tout ça. On s’y croirait tellement les photos sont bonnes, et on sent presque les « bonnes odeurs » de Juliaca.
    Ophélie, contente de te voir en forme. Ne te laisse pas influencer par Fred pour ses idées d’arrondir vos fins de mois ! Peut-etre que lui devrait essayer, puisqu’il a de telles idées ? Brokeback Mountain, c’est pas qu’aux US ! 😀
    Enfin, vous etes des bêtes, c’est vrai, un col à plus de 4000 m sans ahanner, wow !

    • Tu te souviens quand j’étais parti me balader avec Alan et ton chien géant ? Bah ça a failli se finir en Brokeback Mountain justement… mais je n’en dirais pas plus.
      Ah oui, Juliaca, c’est vraiment dégueux. J’ai pas pu prendre toutes les photos que je voulais, t’as vu que la partie immergée de ce tas d’ordure

  4. Comment que vous assurez !! Mention spéciale pour Ophélie qui j’imagine, doit régulièrement se soumettre au diktat du photographe en prenant des poses en haut des cols alors qu’elle est encore toute essoufflée, ou sur la route à la peine, passant et repassant devant l’objectif avide de clichés … Le résultat est à la hauteur de l’effort consenti, Bravo on vous envie !

  5. Oui mais qui sait ! «comme en 40», ça marchera peut-être en 2113 pour qualifier le départ des troupes du capitaine Flamme en 2040 vers Europe et Io pour repousser l’armée clinquante et clignotante de Clingons atrophiés (c’est à dire sans les hideuses oreilles de ceusses normals), venu nous tirer nos déchets radioactifs (au risques de dépolluer notre pitite planète (manquerai plus que !)), afin de nourrir leur reine mère pour lui assurer de régner un millénaire et demi de plus ! Mais bon, ne pérorons pas sur l’avenir prolixe qui nous attends, on pourrait s’étonner d’être surpris ! Sinon, je me souviens de ma folle jeunesse où une lampe à gaz nous fut livré en poste restante et où tout ce passa bien malgré la présence d’un ch’ti du hainaut haineux en la présence d’un ch’ti d’énous c paeux nettement agressif face à notre mascotte…
    Pc : t’as les coordonnées du cycliste à 40kg de bagage ? (c’est pour l’intégrer à mon club…).
    Poutoux, moi.
    Pc 2 : Et les lentilles convexe vous n’en parlez jamais ! Vous n’en croisez donc pas ? (Remarquez, les haricots qu’on flatte non plus…). J’suis déçu…

  6. je suis geek de votre blog et photos, donnerai encore envie d’y ètre ( sauf pour la nourriture ) la pizza était elle bonne ? ne semble pas ,sur la photo , garnie de pollo et riz . Grosses bises à tous les deux , bravo et profitez bien de cette aventure

    • La pizza était bonne mais bon pas aussi excellence que les vrais pizzas des resto. Cela nous a fait du bien de manger autre chose. Merci d’être notre fan.
      Ophélie

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