18/10/13 La Paz – Oruro en bus (250 km) puis Oruro – Popoo à vélo = 65 km
19/10/13 Popoo – Challapata = 70 km
Avec nos amis tandemistes, on a décidé de quitter la ville en bus et, tant qu’à faire, zapper la morne partie jusqu’à Oruro.
Durant tout le trajet, on s’en félicite car sortir de La Paz nous évitera sûrement un cancer des poumons et la route jusqu’à Oruro est sans intérêt : de grandes lignes droites sans rien à voir.
Comme on est super motivé pour se barrer de la casa de ratones, on se lève à 5h et partons à 6h30 direction le terminal de bus. Une courte côte en pavé à 9 % et nous voilà devant les gigantesques soute du bus. Le chauffeur réclame 100 bols (11€) pour les 3 vélos et les sacoches mais Ophélie fait descendre à 50 bols. Le trajet ne coûtera en tout que 40 bols (4€) par personne, pour 4h30.
A 12h30, nous voilà donc à Oruro, ville minière. Elle est assez belle pour avoir sa place en Seine-St Denis, c’est dire. On s’enfile rapidement un almuerzo (menu du jour pour le midi) :
- soupe de pâte : ça va, en plus y’a de la coriandre, j’adore
- milanaise de viande avec du riz : dans la milanaise, ils mettent ce qu’ils veulent, ils mixent, ils pannent et ils font frire. Laurent et moi, on est confiant mais les filles n’y toucheront pas. Le riz est dégueux mais ça nourri.
- yaourt à la fraise mélangé avec des morceaux de banane : ça va, on a vu pire.
- 2 litres de coca pour 4 : on va rouler comme des bombes !

Vous vous souvenez de Punkie Brewster ? Là revoilà avec ces chaussettes de foot anti-cancer de la peau
On s’élance sur les routes de l’altiplano, superbe. On a jamais fait d’étapes aussi plates : faux plats montant, descendant, quelques virages, des montagnes sur le côté, des pleines salées… excellent pour se remettre en jambe, on file à plus de 20 km/h de moyenne le 1er jour, 22 le second.
A Popoo, on boycott l’hôtel bien trop cher pour aller camper à l’entrée de la ville. On se fait un campement Hilleberg beau à en pleurer. Le hic, c’est qu’il fait nuit à 18h30 et c’est pénible pour cuisiner. Alors, on va au plus simple : nouille chinoise et pain-beurre.
Moment de sérénité, silence, il fait bon, on est bien et la lune apporte une lumière incroyable, comme dans les films de Zorro.
Le matin, on se lève tôt et on est sur les vélos avant 8 heures. Comme la veille, ça roule facile dans un décor sympa.
On arrive à Challapata vers 12h. On est samedi, jour de marché, il y a des stands partout en centre-ville. En cherchant un hôtel, on freine violemment devant un gars qui fait griller de la barbaque. La bave au lèvre, on s’installe à une table pour dévorer du cochon et des saucisses grillées. Ouf, ça va mieux.
Après un petit comatage sur un banc, on trouve le seul hôtel digne de ce nom dans cette ville.
On s’installe, prenons une bonne douche, lavons le linge et repartons sur le marché faire nos emplettes pour les 2-3 jours à venir :
- 1 kg de flocon d’avoine
- 2 kg de pomme
- 6 bananes
- 14 barres au chocolat
- 4 yaourts
- 1 jus de pomme
- du beurre
- 10 petits pains
- 1 avocat
- 1 mangue
- 6 œufs
- 5 litres de flotte
- 4 saucisses
En stock, on a encore des nouilles chinoises, des spaghettis, du miel, du sucre, du thé, des sauces et plein d’autres trucs. Avec l’altitude, quand on pédale, il faut qu’on avale quelque-chose pratiquement toutes les heures.










































