Les Pieds en Cappadoce

 

  • 28/05/16  Beysehir – Aksaray = 10 km à vélo + 250 km en bus
  • 29/05/16  Aksaray – Yaprakhisar = 30 km / + 500m
  • 30/05/16  … – après Kaymakli (via Ilhara) = 78 km / +660m + 10km à pied
  • 31/05/16  … – Göreme = 25 km
  • 01 & 02/05/16  Göreme = en mode touriste

 

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Voilà, quand je sais pas quoi mettre en titre, je mets « Les Pieds en… ». C’est pratique, concret, direct et parlant. On est Les Pieds, on a des pieds et ils nous servent à pédaler et nous balader en Cappadoce. Et à prendre le bus aussi.

Crotte de flûte, je viens de faire un résumer des derniers jours. Bon bah ceux que ça gave, vous pouvez zapper ici et retourner faire des trucs cools comme aiguiser un couteau, regarder Plus belle la vie, lancer des cailloux sur les chats ou lire, on vous le recommande, La stratégie du choc de Naomie Klein. Les autres, voici le détail.

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On quitte donc notre pension et pédalons vers la gare de bus. Elle était sympa cette pension avec ces draps trop petits, ces matelas plus étroits que le sommier, le réceptionniste qui pionce encore à 9h dans un canapé, sa douche Cloclo tiédasse,  et ses pantoufles mises à disposition. Pas les trucs jetables, des vrais pantoufles inusables comme chez Mamie. On aime bien ce genre d’endroit, bien plus humain que les hôtels sans âmes à la propreté clinique. Et puis c’est moins cher.

Ophélie stresse pour le bus, les soutes seront-elles assez grandes ? La réponse est non et fallait voir la tête du chauffeur quand on lui a dit que les vélos ne sont pas pliables, même en en appuyant très très fort. On arrive à rentrer le mien en travers tant bien que mal et je peux aller m’asseoir tranquillement. Mais je suis trop sympa et j’vais aider ma femme (oui, on dit qu’on est marié ici, c’est plus commode. On va même trouver des bagues pour que ça passe mieux en Iran. Et puis je cognerais un peu Ophélie en lui gueulant dessus. C’est bien comme ça qu’ils font les couples mariés non ?). On enlève le siège de son vélo et ça rentre.

Les bus est top confort, y’a que 3 sièges en largeur et un écran à chaque dossier. Y’a même le wifi mais il marchait pas. Et puis y’avait que des films en turc. Et y’a qu’à 5km de l’arrivée que j’ai découvert qu’on pouvait jouer à Angry Birds. Donc l’écran n’a pas servi.

Un stewart passe dans l’allée et nous sert un gâteau et une boisson. Vivement qu’on ait des bus comme ça en France. Une compagnie d’état bien gérée, un beau service public qui freinerait un peu le chacun-dans-sa-caisse, rêvons un peu ah ah ah.

On traverse une ville de plusieurs millions d’habitants (Konya) puis une grande plaine de 200km, tout plat, pas d’arbres, du vent et de la pluie : on ronronne dans nos fauteuils.

Pile quand on arrive, il se met à tomber des hallebardes, le quai n’est pas abrité et on passe un moment sympa à tout décharger en vitesse en essayant de ne rien oublier. Et pile quand on a fini, ça s’arrête. On rejoint la ville et décidons d’aller à l’hôtel car le ciel menace encore et on a pas du tout le courage de partir dans une mission bivouac hasardeuse alors qu’on est déjà trempé. Et du coup, on passe une soirée agréable avec une ballade dans Aksaray et un resto à se damner. Ils savent cuisiner les Turcs, y’a plus aucuns doutes. Et ils savent coiffer également, il y a un nombre impressionnant de kuafor (ils ont plein de nom comme ça, emprunté au français, en phonétique du moins). On voit des mecs se faire faire des masques de beauté, se faire raser et pouponner. Ça casse le mythe du colosse turc hyper viril avec son kangal. Là, c’est un défilé de Kevin à mèche en jean slim. Et tout ces kuafors, c’est que pour les mecs. Ceux pour filles sont très discrets, voire même cachés. Le foulard, caché la féminité, tout ça tout ça…


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Le lendemain, on fait une petite étapes pour rejoindre Selime et ses églises troglodytes. Sur un malentendu, on pose la tente au pied d’un hôtel tout en haut de la colline. La vue est sympa (ça a servi de décor à un Star War et à deux Louis La Brocante) mais faut tout redescendre pour aller visiter le site. C’est mignon mais ça vaut pas les 7€/pers qu’il a fallu payer. Quelques cars déversent des touristes, ils ont 15 minutes pour visiter, à peine le temps de faire 600 selfies, zut ! Traverser à pied le petit village de Yaprakhisar et discuter avec un gars à l’épicerie en buvant une limonade infecte était finalement bien plus pittoresque et enrichissant.

Sur le retour, on cueille du thym citronné et ça fera la meilleure infusion qu’on ait jamais bu. Comme quoi, ça peut être bon une infusion.

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le mont Hasan

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3253m

Ensuite, c’est direction Ilhara et sa vallée. Seulement 10 petits kilomètres à vélo, on est donc assez frais pour aller marcher dans cette belle gorge dont les parois sont peuplés d’habitats et d’églises troglodytes. Finalement, on a les jambes horriblement lourdes et on peine comme des p’tits vieux dans les escaliers pour visiter ces dernières. Certaines fresques sont bien conservées malgré les incivilités des gens. Dans l’une d’elle notre regard est attiré par des gravures maladroites qui semblent toutes fraîches : « 68 en force, trop klasse l’alzace ». Tiens, des français ? A côté c’est :  » Ben et Alice nike la polisse » et  » En Transat foreveur sa mere » . Tiens, je crois qu’on les connait ceux-là, quel bande de voyous. On quitte l’église sur un  » Les Pied devans taite de glant », c’en est trop.

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On rejoint le restaurant ou l’on avait laissé les vélo, mangeons un bout et filons, il est 14h. « Filons » étant une façon de parler puisque on se tape, à froid sans digestion, une bosse à 14%. Au moins, l’échauffement est rapide. La suite, c’est un grand classique : on n’avait pas prévu de faire beaucoup de kils mais finalement ça s’enchaîne et puis vient le moment du bivouac et on trouve pas d’endroits et on continue, encore et encore. P1090664

A 19h, on demande si on peut poser la tente dans une station service, y’a un coin d’herbe, une tables et des toilettes. Mais c’est non. Alors on rejoint un coin qu’on avait repéré juste avant et on est bien, loin de la route. Ça doit quand même être sport de dormir dans une station service, on a remarqué qu’elles sont systématiquement en bord de route. Pas croyable. Il est 19h30, on a juste le temps de se laver et de manger avant la nuit. Ici, c’est 20h30 environ, et le matin ça gazouille dès 5h.

Nuit presque parfaite malgré 3 clebs qui nous fileront une crise cardiaque en nous réveillant à 2h du mat’.IMG_3865

Le lendemain, dernier bout pour arriver à Göreme. On fait notre marché dans la ville juste avant pour faire le plein de fruits et légumes à prix normal et descendons vers ce haut lieu du tourisme. Beaucoup d’hôtels mais c’est bien intégré au décor géologique grandiose qui nous entoure. Comme il est tôt, on a le temps de faire nos économes et de comparer camping (pourrave) et pension (au top avec piscine). Donc c’est pension avec prix d’amis car elle est vide. Super chambre à 3 lits avec balcons et douche commune. Mais comme on est seul, douche pour nous. Et en bonus, on peut se faire la bouffe sur le toit avec vue sur les vallées et les montgolfières le matin. Ça fait carrément vacance.

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c’est pas la vue de l’hôtel, faut pas déconner quand même

On y passe donc 3 nuits et prenons le temps d’aller gambader des heures dans les vallées chatoyantes. On ne croise quasiment personne, le tourisme turc semble vraiment en berne cette année. Et l’après-midi, c’est piscine. On est capable de pédaler 8h mais 4h de marches nous mettent KO.

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La Vallée Rose, La Vallée Rouge, tout se fait à pied au départ de Göreme. Prévoir de bonnes godasses, de la crème solaire, un grand couteau et de la flotte. Le soleil tabasse fort dès 7h30. Le couteau, c’est juste pour faire aventurier.

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Inévitablement, nous irons aussi dans la Love Valley, célèbre pour ces formations rocheuses en forme de grosses bites, que certains préfèrent appeler vulgairement « phallus ».

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Mais, selon moi, LE TRUC à faire à Göreme, c’est avant tout d’aller assister au ballet des montgolfières. Pour ça, réveil à 4h30 du matin. Ophélie était motivée la veille mais il aurait fallu une fanfare et un treuil pour la lever ce matin-là. Elle est comme soudée au matelas, une femme-lit, une couette humaine. Tant pis, je file seul et arrive sur place avant 5h, pendant que les équipes préparent les ballons. Magique, et c’est que le début du spectacle.

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Les touristes arrivent, perches à selfie en main, et c’est le décollage. Tout en douceur, le silence du matin seulement troublé par les bruleurs. Je suis seul sur mon perchoir, je me sens privilégié, finalement bien plus que les gens serrés comme des sardines dans leurs nacelles.

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Le soleil apparait et transcende les reliefs de la Cappadoce. Les montgolfières, en nombre incroyable, font l’effet de ballons de baudruche. Je vous invite à cliquer sur les images pour agrandir.

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Le vol est court, 30 minutes à 1 heure. Ensuite la lumière est moins belle et surtout, le vent risque de se lever.

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La Cappadoce est donc bien à la hauteur de sa réputation. C’est jolie et le tourisme n’est pas destructeur (pour l’instant), même si les quads en location mériteraient d’être interdits brûlés. Göreme reste un vrai village avec des agriculteurs conduisant leurs tracteur au milieu des hôtels et restaurants.

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Pour finir, on nous dit qu’il pleut beaucoup en France, que c’est l’automne en juin. Les Pieds Devant vous offre donc un bouquet de fleur de Cappadoce.

Olala, comme c’est choupinou tout ça !!! Demain on reprend les vélos, le prochain article fera beaucoup moins tapette fleur bleue. Les pédales remplaceront les pétales. Oh putain c’est beau ça. Ophélie, viens voir ! « Les pédales remplaceront les pétales », ça claque non ?

Pourquoi tu soupires ?

A bientôt

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De lac en lac, ça claque

 

  • 23/05/15  Dinar – Akkecilli = 86 km / + 780m
  • 24/05/16  … – Egirdir = 39 km / + 500m
  • 25/05/16  … – Bekegiz = 104 km / +830m
  • 26/05/16 … – Kurucaova = 48 km / +470m
  • 27/05/16 … – Beysehir = 44 km /+300m

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Ophélie trouve ce titre tout pourri mais ça fait une rime magnifique et je sais que ça touchera les plus poètes d’entre vous.

Passons au récit des ces derniers jours. Mais avant, j’aimerais prévenir ceux qui nous lisent dans le RER ou dans leur bureau sans fenêtre, les doigts sur Alt+Tab au cas ou un maton patron entre par surprise : ATTENTION ! LES PAYSAGES ET LES PHOTOS VONT VOUS FAIRE MAL ! Ça va piquer les yeux, c’est du très très lourd. On n’avait pas vu du paysage beaugosse comme ça depuis la Patagonie.

On part donc de Dinar après une journée de repos total en mode loukoum sur le lit, ne sortant qu’une fois pour acheter à manger et mettre ensuite des miettes partout dans la chambre d’hôtel. Il fait gris, le vent souffle et le thermomètre ne dépassera pas 12°C, ce qui est vraiment pas mal pour pédaler. P1090544

On grimpe à 1200m vent de face pour l’échauffement puis descendons dans une belle vallée vent dans le dos, comme des balles. Une autre montée et on arrive au pays des cerisiers, 40 km dans des champs à perte de vue.

Le lac d’Egirdir se profile déjà, l’étape nous a paru courte et facile et, pour une fois, on trouve un coin de bivouac facilement. Au bord du lac avec une lumière incroyable avant de se coucher. IMG_3643

Seul bémol, un gars avec un strabisme impressionnant viendra garer sa Renault 18 pas loin. Il vient nous voir, nous regarde monter la tente et remonte dans sa voiture faire je-ne-sais-quoi, à vous d’imaginer. Un autre gars vient, en Renault 18 également, ça doit être le club du coin : The Egirdir’s Hell’s Angel Renault 18 Tribute Gangsta Club. Des passionnés. Ils finissent pas partir, Ophélie leur a fait son regard en coin fatal qui veut dire « cassez-vous, j’veux dormir ».

Le lendemain, on roule peinard sur une route de rêve. Les photos parlent d’elles-même. Lac turquoise à 800m d’altitude, route pour nous et sommets enneigés au fond. P1090584

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On arrive à 12h à Egirdir et trouvons une pension. On consacre l’après-midi à faire des trucs affreux sur l’ordinateur : le point sur les visas, remplir un formulaire qui me rend dingue pour le visa Iranien, faire un planning… Seul moment sympa : mater les commentaires du dernier article, celui avec l’hôpital et le kangal. Au top les followers.

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On repart ensuite en direction du 2eme lac à 1100m d’altitude. On pensait rouler tranquille, faire 60 km, 70 maxi et se poser en bivouac. Mais « la malédiction du spot introuvable » a encore frappé. Alors qu’on avait fait une super étape vent dans le dos, moitié le long du lac d’Egirdir, moitié dans une belle campagne vallonnée, on débouche sur une plaine ou il n’y a aucun endroit pour poser la tente. Surtout que le vent souffle très fort et qu’il nous faut un abris.

On tente notre chance dans une station service, une astuce de cyclo. Les mecs nous disent qu’on peut pas, que y’a des gars bourrés qui viennent le soir et qu’ils tirent sur les gens. Ok… On n’a pas demandé s’ils venaient en Renault 18.

Alors on repart et on traverse des villages ou chaque cm² plat est cultivé. A la sortie de l’un d’eux, on demande à un berger si on peut poser la tente dans son près, un vrai green de golf. « Non, allez plus loin » qu’il nous dit. Bon, c’est pas aujourd’hui qu’on va profiter de l’accueil Turc. Ophélie, par dépit, enlèvera même le drapeau turc qu’on nous avait offert à Baklan. Peut-être que drapeau turc = Erdogan, et on peut pas dire qu’ils l’aiment beaucoup ici. Mais comme nous dira un cyclo croisé quelques jours plus tard « Tout le monde dit détester Erdogan, mais ils sont quand même plus de 50% à avoir voté pour lui ». C’est un peu la même histoire dans tout les pays, y’en a même un ou des Présidents se font élire avec des, ne rigolez pas c’est vrai, « Travailler plus pour gagner plus » ou « Le changement c’est maintenant ».

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Je vous autorise à la mettre en fond d’écran de votre PC. Ou même de l’imprimer en poster et la mettre dans votre salon. Je viendrais la dédicacer avec du cambouis

Et c’est vrai que ça se passera mieux ensuite sans ces foutus drapeaux.

Bref, ou en étions-nous ? Ah oui, galère de bivouac. On continue donc et on se tape une côte à 12% au km 98. On la grimpe au moral mais ça fera du bien aux cuisses finalement. En haut, on aperçoit déjà le lac de Beysehir, c’est güzel (beau). On se trouve enfin un spot. IMG_3671

Tout devient serein à ce moment là : le vent tombe, on se boit une tisane au bord de notre champs de pavot en regardant des cigognes passer. Ensuite, on se tape une méga omelette fromage + imitation de chorizo. C’est bien sympa la sérénité mais y’a faim.

Le lendemain, nous entrons dans un parc naturel et longeons à nouveau un lac de toute beaaaauuuuté. Superbe. C’est le plus grand lac d’eau douce de Turquie. C’est resté sauvage, pas de tourisme, ni de vendeurs de churros, ni de villas.

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Comme on a enlevé les drapeaux, on nous invite à boire le thé dans une station service, en attendant la fin d’une averse. Puis un épicier nous met une table à disposition pour manger en regardant les infos. Ça parle du PKK, de Daesh et autre joyeusetés. Il nous explique que ces gars-là ne sont pas des musulmans.IMG_3685

Avant, c’est aussi des paysans qui nous ont invité pour le çai : Yusuf et son pote. Ils vivent là 9 mois par ans pour faire pousser du blé et s’occuper de leurs quelques vaches. On va se mettre au chaud dans leur tente. De l’extérieur, on dirait un abri pour réfugié mais en fait, il y a une vrai structure en métal avec des panneaux d’agglo et un beau poêle à bois. C’est très douillet. Son pote est à la retraite, ancien fonctionnaire des impôts, il touche 500 € par mois. Ce qui explique pourquoi il continue à élever des vaches.IMG_3686

Yusuf a un harpon, des palmes, un masque et une combinaison. J’ai été assez con pour pas oser lui demander de me prêter tout ça et me taper une partie de chasse. On aurait pu rester 3 jours en immersion chez eux, ils étaient vraiment sympas. Mais l’appel de la route, l’appel de la route…

En milieu d’après-midi, on se trouve un spot de fou. L’eau du lac est étonnamment bonne et la pluie, si elle nous enquiquine un peu, apportera au paysage son plus beau cadeau.

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Au matin, on se lève tôt et profitons encore de cette belle route. On vise une ville, pas loin, et espérons follement :

  1. être accueilli
  2. par des gens ayant une piscine et un lave-linge
  3. dont le père est chauffeur de bus et va à Aksaray le lendemain
  4. dont un oncle travaille à l’ambassade du Turkmenistan et peut nous avoir ces 2 putain de visas
  5. dont la sœur est masseuse professionnelle
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1er cycliste croisé en Turquie : Mustafa-les-bons-tuyaux

Quelques coup de pédales et nous sommes donc à Beysehir, très jolie bled, pour une fois qu’on aime un bled. Ça se passe pas comme espéré alors on va dans une pension, lavons nos t-shirt dans l’évier et achetons nos billets de bus pour aller à Aksaray et aux portes de la Cappadocce le lendemain, s’épargnant 3 jours de vélo dans la pampa. Faut toujours qu’on se justifie quand un prend le bus, c’est un truc qu’on n’assume pas encore.

Le soir, on goute pour la 1ere fois un gozleme, une sorte de crêpe/galette avec du fromage et des épinards. Ça coute pas grand chose et encore moins vu qu’un gars nous l’offre. Ensuite, on s’enfile un döner kebab, faut pas déconner.

A+ dans l’bus